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Meurtre de Sonia Bellina : "Les femmes continuent de mourir dans l'indifférence la plus totale", dénonce la présidente de l'Union des familles de féminicide
"Un féminicide impacte environ 150 personnes", parmi lesquelles la famille, les amis et les collègues, souligne Sandrine Bouchait, vendredi sur ICI Gard Lozère. L'influenceuse Sonia Bellina a été retrouvé morte mercredi, en partie calcinée.
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"Les femmes continuent de mourir dans l'indifférence la plus totale et malheureusement, rien n'est fait pour les protéger", dénonce vendredi 21 août sur ICI Gard Lozère Sandrine Bouchait, cofondatrice et présidente de l'Union nationale des familles de féminicide (UNFF), après la mort de Sonia Bellina. Le corps en partie calciné de cette influenceuse gardoise de 29 ans a été retrouvé mercredi 12 août entre des rangs de vigne à Saint-Gilles, dans le Gard. Deux hommes ont depuis été interpellés et placés en garde à vue. L'un des deux hommes a été relâché ce jeudi, tandis que la garde à vue est prolongée pour le second.
Corps calciné, suspect toujours en garde à vue, arme retrouvée... Ce que l'on sait de la mort de l'influenceuse Sonia Bellina dans le Gard
"C'est malheureusement encore une triste nouvelle" car "on voit que les chiffres ne baissent pas" et même "continuent d'augmenter", déclare Sandrine Bouchait. Le fait que le corps de Sonia Bellina ait été retrouvé en partie calciné a une résonance particulière pour la présidente de l'UNFF, dont la sœur a été tuée selon le même mode opératoire. "C'est vrai que moi, ça m'a particulièrement touchée", explique-t-elle, ajoutant qu'elle pensait aux proches de Sonia Bellina car elle "sait malheureusement le très dur parcours qu'ils vont devoir traverser, parce que malheureusement, il n'y a aucun accompagnement pour nous les victimes".
Son association a notamment pour objectif d'"éviter cette solitude suite à un féminicide". Elle précise qu'"un féminicide impacte environ 150 personnes", parmi lesquelles la famille, les amis, les collègues, les connaissances et les voisins. Sandrine Bouchait déplore également les démarches judiciaires auxquelles sont confrontés les proches après un féminicide. "Beaucoup de familles se retrouvent dans une très grande détresse à devoir payer des frais d'avocats qu'elles n'avaient pas prévus", a-t-elle précisé, dénonçant "beaucoup de maltraitance institutionnelle".
"Cette famille a le droit à l'aide juridictionnelle. J'espère qu'elle n'aura pas à se ruiner en frais d'avocat, puisqu'elle y a droit."
Suite à la mort de l'influenceuse, beaucoup de messages de haine en ligne ont été postés à son encontre. Sandrine Bouchait appelle la famille à ne pas les consulter tout en réclamant des poursuites contre leurs auteurs. "Bien sûr qu'il faut poursuivre toutes les personnes, parce que c'est juste horrible. C'est une famille qui est en deuil et ils n'ont pas besoin de recevoir toutes ces vagues de haine sur les réseaux sociaux", s'indigne-t-elle. La présidente de l'UNFF a enfin appelé le gouvernement à agir sur l'anonymat en ligne. "Ça suffit qu'on ne sache plus qui est derrière chaque compte. Il faut vraiment lever cet anonymat des réseaux sociaux".
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