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L’Italie s’effondre, la France explose : ce que cachent les 25 % de part de marché des voitures électriques en Europe en juillet
Sur 16 grands marchés européens, les voitures électriques ont représenté 25,7 % des immatriculations en juillet, avec 224 266 unités vendues, soit 13,6 % de plus qu’un an plus tôt.
Depuis janvier, l’Europe cumule près de 1,5 million d’électriques immatriculées, en hausse de 30 % sur un an. Le chiffre est réel, mais il masque des écarts assez considérables d’un pays à un autre.
Le Danemark reste largement en tête avec 80,1 % de part électrique, suivi de la Finlande (52,6 %), des Pays-Bas (47,3 %), de la Belgique (42,8 %) et de la Suède (42,6 %). À l’autre bout du spectre, l’Italie est retombée à 5,9 % après la fin de certains dispositifs d’aide, la Pologne stagne à 4 % et la République tchèque à 7,5 %.
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En France et en Espagne, la situation diverge aussi nettement : la France affiche une part record de 35 % en juillet (44 378 immatriculations), contre 17 % un an plus tôt, tandis que nos voisins ibériques restent loin derrière avec environ 10 % de part pour l’électrique.
Un des facteurs les plus intéressants n’est pas technologique, mais tarifaire. Après des années où l’électrique restait cantonné aux segments premium, des constructeurs européens et chinois multiplient les propositions plus abordables. Des modèles comme la Renault Twingo E-Tech, la Volkswagen ID. Polo ou la Cupra Raval permettent désormais de trouver des électriques fabriquées en Europe sous la barre des 25 000 euros.
Cela ne règle pas tout car l’autonomie et la recharge restent des sujets sensibles selon les usages, mais cela élargit mécaniquement le public susceptible de franchir le pas, notamment sur des segments jusqu’ici quasiment ignorés par l’offre électrique.
Le cas de notre pays illustre bien à quel point la demande reste sensible aux dispositifs d’aides. La reprise du leasing social, destiné aux ménages aux revenus modestes, explique une bonne partie du bond de la part électrique observé en juillet.
À l’inverse, l’Italie montre ce qui se passe quand ces aides disparaissent : la chute a été rapide et brutale d’un mois à l’autre. Autrement dit, le prix affiché d’une voiture électrique reste largement une construction politique autant qu’industrielle, et toute évolution des subventions peut faire bouger les courbes de vente du jour au lendemain.
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