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Test Engwe E26 3.0 Pro : le vélo électrique tout suspendu qui se prend pour un SUV
Avec deux suspensions, un moteur central de 100 Nm et des fonctions antivol, l'Engwe E26 3.0 Pro veut réunir ville et chemins au sein d'un seul vélo électrique. Nous avons vérifié ce que cet “e-SUV” de 34 kg avait réellement dans les roues.
L'Engwe E26 3.0 Pro appartient à la catégorie des “e-SUV”. Derrière cette appellation empruntée à l'automobile se cache un VTC électrique tout suspendu, conçu pour alterner les trajets quotidiens et les escapades sur les chemins. Il embarque un moteur central de 250 W développant jusqu'à 100 Nm de couple, une batterie amovible de 720 Wh et des pneus de 26 x 3 pouces.
Le vélo est commercialisé à 1899 € au lieu de 2099 € au moment de la rédaction de ce test. Un tarif agressif pour un modèle doté d'une double suspension, de freins hydrauliques et d'une connectivité complète. Les équivalents des marques spécialisées s'avèrent généralement bien plus chers, même si la diversité des équipements rend toute comparaison directe complexe.
L'E26 3.0 Pro est livré largement préassemblé. Il ne reste qu'à fixer la roue et le garde-boue avant, le guidon, la selle et les pédales. Les outils nécessaires sont fournis et les différentes étapes ne présentent pas de difficulté particulière. Engwe recommande néanmoins de procéder à deux, un conseil que nous avons choisi d'ignorer pour les besoins de ce test. Bilan, l’opération demeure réalisable en solo, mais les 34 kg du vélo rendent certaines manipulations assez délicates.
Ce poids constitue effectivement sa principale contrainte. L'E26 3.0 Pro n'est pas un vélo que l'on va monter dans un appartement ni glisser sur un porte-vélos lambda. Son gabarit exige bien plus de précautions que celui de l'Engwe Zip que nous avons testé récemment. Il faudra disposer d'un garage ou local pour le garder et vérifier la capacité de son équipement de transport.
À côté de l'Engwe ZIP, l'E26 3.0 Pro paraît d'autant plus grand.
Le cadre ouvert facilite l'enjambement. Engwe recommande son vélo aux cyclistes mesurant de 1,63 à 1,93 m. Cela tombe bien, votre testeur se situe tout juste au niveau de la limite inférieure. La selle et le guidon sont réglables, offrant une position assez droite. L'assise, large et généreusement rembourrée, se prête davantage à la promenade qu'à un pilotage sportif.
Le confort s'appuie sur des pneus larges, une fourche avant de 80 mm et un amortisseur pneumatique arrière. La pression de ce dernier doit être adaptée au poids du cycliste. L'ensemble filtre efficacement les imperfections de la route, les raccords de chaussée et les racines.
L'équipement de série est complet. Le porte-bagages supporte ainsi jusqu'à 25 kg, tandis que les garde-boue enveloppent correctement les deux roues. Une béquille, un feu arrière et un puissant phare avant répondent aussi présent. Sur notre exemplaire, le faisceau du phare était toutefois orienté trop bas. Son emplacement complique d'ailleurs son réglage : le relever demanderait de réorganiser une partie du poste de pilotage. Nous aurions dû anticiper cela avant notre sortie nocturne.
L'écran couleur 3,5 pouces affiche clairement la vitesse, le niveau d'assistance, le pourcentage de batterie et la distance parcourue. Les commandes à gauche servent à allumer le 2-roues, régler l'assistance et activer l'éclairage. À droite, une commande Shimano gère les huit vitesses, bien utiles pour doser l'effort au moment de lancer la machine. À peine un quart de tour de pédale suffit d'ailleurs à enclencher le moteur.