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Rajeunir des cellules humaines : un premier essai clinique vient d'obtenir le feu vert américain
Le cerveau n'est pas capable de régénérer les neurones détruits suite à des accidents vasculaires cérébraux, dans certaines formes d’épilepsies ou encore dans la maladie de Parkinson ou d’Alzheimer, un phénomène qui s'observe dans les pathologies du système nerveux central. Comment régénérer ces neurones perdus ? Des scientifiques français tiennent une piste.... Lire la suite
Une avancée prometteuse dans la lutte contre Alzheimer vient d'être réalisée. Des scientifiques ont identifié un nouveau « coupable » potentiel : certaines cellules immunitaires du cerveau. Cette découverte pourrait ouvrir la voie à de nouvelles approches thérapeutiques. Quelles sont les implications de cette recherche pour les millions de personnes touchées par cette maladie neurodégénérative ?... Lire la suite
Réinitialiser l'horloge biologique d'une cellule sans lui faire perdre son identité : le principe existe depuis vingt ans et a valu un prix Nobel à son inventeur. Une entreprise américaine vient de franchir une première étape réglementaire vers un essai chez l'humain. L'objectif visé n'est pas la jeunesse éternelle, mais le cerveau des patients Alzheimer.
L'idée d'inverser le vieillissement traverse l'imaginaire depuis longtemps. Sur le terrain scientifique, elle a pris une forme beaucoup plus circonscrite : restaurer certaines fonctions de jeunesse dans des cellules, des tissus ou des organes précis. C'est le pari de la reprogrammation cellulaire partielle, une approche qui a quitté le laboratoire pour entrer dans un parcours réglementaire.
La reprogrammation complète constitue la version radicale. Elle ramène une cellule adulte à un état comparable à celui d'une cellule embryonnaire, effaçant au passage son identité.
La reprogrammation partielle procède autrement. Elle s'appuie sur un ensemble de gènes appelés facteurs de Yamanaka, du nom du chercheur japonais dont la découverte en 2006 a été récompensée par un prix Nobel. Ces régulateurs puissants modifient les profils d'expression génique et réinitialisent l'horloge biologique de la cellule.
Toute la finesse consiste à ne pas les activer pleinement. En les sollicitant par petites touches, les chercheurs cherchent à restaurer une fonction sans effacer ce que la cellule est devenue. Un neurone doit rester un neurone.
Le levier se situe au niveau de l'épigénome, cet ensemble d'interrupteurs chimiques qui déterminent quels gènes sont activés ou éteints.
Yuri Deigin, cofondateur et directeur général de YouthBio Therapeutics, entreprise basée à Seattle, le décrit comme ce qui se rapproche le plus, en biologie, d'un système d'exploitation programmable contribuant à fixer l'âge cellulaire.
Avec le temps, cet épigénome se dérègle, gagne en instabilité et perd en précision. L'objectif consiste à le réinitialiser, en ramenant les cellules vers un état antérieur plus fonctionnel, sans les remplacer.