// FUTURA SCIENCES — SPAZIO & SCIENZA
La plante de la semaine : hérissée d’épines et coiffée de pourpre, elle attire tous les regards
Les Français sont de vrais « jardinophiles » ! Et vous ? Avec cette nouvelle chronique, (re)découvrez une plante, un fruit, un légume. L’aloe vera est la star de cette semaine. Derrière son apparence de simple plante grasse, l’aloe vera cache une multitude de secrets.... Lire la suite
Depuis quelques années, les saisons semblent jouer aux montagnes russes et il va s’en dire que nos espaces verts n’y sont pas insensibles. Vous l’aurez compris, le changement climatique bouleverse la nature et nos jardins avec, mais il incite aussi les Français à retrousser leurs manches et à réinventer leur manière de jardiner. Alors, à quoi ressembleront les jardins de demain ?... Lire la suite
Les Français sont de vrais « jardinophiles » ! Et vous ? Avec cette chronique, (re)découvrez une plante, un fruit, un légume.
S’il existait une liste des plantes mal-aimées, celle que l’on nomme « chardon aux ânes » y figurerait certainement. Est-ce mérité ? Assurément non.
Impossible de manquer la silhouette élancée et chapeautée d'un plumeau de l'onoporde acanthe. Pourtant, ce n'est généralement pas sur cette plante que les regards se posent. Ceux des humains en tout cas, car les ânes, eux, aiment brouter leurs capitules...
S'il est l’emblème de l'Écosse, l'onopordum acanthium est originaire du bassin méditerranéen et d'Asie mineure. Cette plante bisannuelle fait partie de la famille des Astéracées - l'une des plus grandes familles de plantes à fleurs du monde - et s'avère plus imposante que les plantes herbacées, du haut des deux mètres qu'elle atteint aisément. Appelée aussi onoporde acanthe, onopordon faux acanthe, chardon aux ânes, onoporde à feuilles d'acanthe ou pet-d'âne, l'onopordum acanthium possède une allure particulièrement reconnaissable sur les talus, dans les friches ou au bord des chemins, où il prend racine.
Pline l’Ancien parlait de ce chardon dans ses écrits. Il a notamment expliqué que les Romains pouvaient confectionner des étoffes imitant la soie avec son duvet ou que les ânes qui le broutaient pouvaient avoir des troubles digestifs. C’est de là que vient son nom, du latin onos et perdein pouvant signifier « pet d’âne ». Les mêmes Romains le cultivaient et le consommaient comme l’artichaut dont il est le cousin, en particulier en période de disette.
L'onoporde acanthe, cette plante pleine de paradoxes... © orestligetka, Adobe Stock
Pourvu d'épines acérées de sa tige « ailée » jusqu'à ses feuilles parfaitement découpées, il est pourtant recouvert d'un duvet blanchâtre qui lui octroie cet aspect givré. Un vrai paradoxe ! Et pour sa fleur, c'est la même chose : elle apparaît l'été en un plumeau rose violacé ou pourpre, protégé par ses bractées - petites feuilles épineuses - disposées en rond sur plusieurs rangées. Après avoir fleuri, elle meurt, ayant mis toute son énergie dans sa magnifique floraison.
Les Français sont de vrais « jardinophiles » ! Et vous ? Avec cette nouvelle chronique, (re)découvrez une plante, un fruit, un légume. L’aloe vera est la star de cette semaine. Derrière son apparence de simple plante grasse, l’aloe vera cache une multitude de secrets.... Lire la suite