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Actualité : Elon Musk tente de séduire la France avec sa conduite autonome : deux Tesla débutent les essais sur route à un mois du vote européen
L’opération séduction continue pour Elon Musk et sa conduite autonome, qui commence à rallier la France à sa cause à l’approche d’un vote crucial pour son adoption par l’Union européenne.
© Jonathan Weiss/Shutterstock - La France et Tesla avancent sur la conduite autonome, quelques semaines avant que l’Europe ne se prononce.
Après un stop clair et net durant l’été au sujet de la conduite autonome de Tesla, la France amorce un virage stratégique. Alors que le bras de fer réglementaire semblait figer la situation, les très récents échanges entre Elon Musk et le gouvernement débloquent enfin le dossier. Deux véhicules équipés du système Full Self-Driving (FSD) s’apprêtent désormais à entamer des tests en conditions réelles, marquant une étape clé avant l’arbitrage tant attendu de l’Union européenne.
En juillet dernier, la France s’opposait fermement à l’homologation du Full Self-Driving (FSD), le ministre des Transports, Philippe Tabarot, jugeant à l’époque les garanties sécuritaires insuffisantes. Deux réserves majeures bloquaient le dossier : une tolérance excessive vis-à-vis des limitations de vitesse et l’incapacité du système à maintenir l’attention du conducteur lors de manœuvres délicates en ville.
Quelques semaines plus tard, le dialogue a finalement porté ses fruits. Mercredi 2 septembre, les conclusions d’un “échange constructif”, tout juste mené en visioconférence avec Elon Musk, ont en effet été actées sur les réseaux sociaux par le membre du gouvernement. Il ajoute d’ailleurs que les autorités françaises “travaillent étroitement avec Tesla sur les adaptations techniques qui permettront à la France de soutenir son homologation”, et ce, depuis plusieurs mois. De son côté, le ministère assure n’avoir “jamais fermé la porte” à la conduite autonome du constructeur.
Philippe Tabarot et Elon Musk accordent leurs violons sur la conduite autonome de Tesla.
La récente discussion avec le décrié milliardaire se conclut par la mise à disposition de deux véhicules par Tesla, signant ainsi le début des essais sur route du FSD dans l’Hexagone, confirme Philippe Tabarot. De quoi laisser du temps aux pouvoirs publics pour juger du sort de cette technologie le mois prochain.
Ce tournant intervient en effet à un moment plus qu’opportun pour le constructeur automobile, alors qu’un vote majeur s’apprête à tomber. L’Union européenne doit plus précisément trancher sur l’homologation du dispositif de conduite autonome le 6 octobre prochain. Si ces expérimentations grandeur nature s’avèrent concluantes, la France soutiendrait logiquement le déploiement du FSD à Bruxelles.
Pour rappel, Tesla recevra le feu vert si — et seulement si — 15 des 27 pays de l’UE valident le texte (représentant au moins 65 % de la population européenne).
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