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Actualité : La Russie durcit encore son blocage des VPN et s’attaque cette fois à leur dernière échappatoire
Nous sommes à quelques semaines des élections législatives russes et le gouvernement durcit son blocage des VPN. Cette fois-ci, Moscou cible une méthode qui permettait d’accéder à certains sites lors des coupures d’Internet.
Le ministère russe du Numérique veut regrouper les adresses IP des sites autorisés dans des réseaux séparés. Car jusqu’à présent, les VPN profitent de la même infrastructure, ce qui les rendait plus difficiles à bloquer pour le gouvernement qui cherche à imposer une censure.
Le gouvernement utilise des “listes blanches” lors de coupures d'Internet. Les services validés par le gouvernement, comme les banques et plusieurs grandes plateformes, sont toujours accessibles. Certains VPN avaient trouvé une parade et faisaient passer leur trafic par des adresses internet associées à des sites autorisés. Pour le gouvernement qui souhaite appliquer une censure, le blocage était alors plus délicat car couper toute une adresse risquait de rendre inaccessible un site approuvé par l’État.
Le 31 août 2026, le ministère russe du Numérique a donc demandé aux hébergeurs et entreprises qui protègent les sites web de placer les adresses des plateformes autorisées dans des réseaux séparés. Le but pour le gouvernement est de séparer les sites qu’il approuve et ceux interdits. Une stratégie radicale qui ferme donc l’accès aux méthodes que les citoyens russes utilisaient pour contourner la censure.
Rappelons que la Russie mène une grosse offensive contre les VPN. Le 4 août 2026, des dizaines services ont subi de gros problèmes de connexion dans le pays. La faute à des adresses IP et des groupes entiers de serveurs autorisés mais utilisés par plusieurs VPN. Donc des sites légitimes ont été impactés par ce blocage et ça, ça embête bien la Russie.
Revenons encore plus en arrière, puisqu’en avril 2026, Moscou a déjà demandé à de grandes plateformes russes de refuser l’accès aux internautes qui utilisent un VPN. Les autorités ont aussi exigé des entreprises qu’elles les aident à identifier les méthodes de contournement. Un projet prévoit même de faire payer davantage les gros volumes de trafic lorsque les internautes naviguent en dehors des sites russes.
Les VPN sont très populaires là-bas, où Internet est censuré de part en part. En mars 2026, on comptait plus de 9 millions de téléchargements de VPN dans le pays, soit 14 fois plus qu’un an avant. La hausse est logique face au blocage de nombreux médias et sites en dehors du contrôle de l’État. Les restrictions qui ont frappé Telegram et WhatsApp poussent aussi la population à chercher des solutions pour continuer à discuter avec des personnes en dehors du pays.
Cette offensive contre les VPN a lieu alors que du 18 au 20 septembre 2026, les Russes voteront pour renouveler les 450 sièges de la Douma. La campagne électorale se déroule dans un climat de forte répression contre les voix critiques de la guerre en Ukraine. Notamment le parti libéral Yabloko, qui a été exclu du scrutin national par la Cour suprême. Plusieurs figures de l’opposition ont aussi été arrêtées ou empêchées de se présenter.
Bref, ce blocage arrive en pleine campagne électorale et ça n’a rien d’un hasard. Mais les VPN ne se laissent pas faire et changent régulièrement de serveurs, trouvent de nouvelles adresses Internet, etc. La Russie a beau tenter de museler les internautes, des solutions seront toujours trouvées.
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