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Rachat de SFR : une finalisation « au second semestre 2027 » et des salariés en souffrance
Qu’adviendra-t-il des milliers d’emplois de chez SFR après le rachat du groupe par les trois autres opérateurs ? C’est la question à laquelle devait répondre une réunion qui s’est tenue ce jeudi 25 juin 2026 en présence des délégués syndicaux de l’entreprise et des directeurs généraux de chez Bouygues, Orange et Free.
Comme l’indiquent L’Informé et Le Monde, cela dit, la situation reste encore assez floue sur ce point et cette incertitude pourrait durer encore de longs mois.
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Pour le moment, l’enquête des autorités de la concurrence n’a même pas encore été ouverte, le temps de savoir si cela doit se régler au niveau national ou au niveau européen. Les deux autorités devraient arriver à se mettre d’accord d’ici à l’été, période à partir de laquelle s’ouvrira l’examen du dossier qui pourrait durer « 12 à 18 mois », précise un dossier transmis aux élus. D’après Jérôme Hénique, directeur général d’Orange, la finalisation du projet pourrait ne pas intervenir avant « le second semestre 2027 ».
Commencera alors le long transfert des activités de SFR vers les autres groupes. Et c’est là que le bât blesse d’après les syndicats. Si le groupement des trois opérateurs a bien promis un emploi à l’ensemble des salariés « jusqu’au début de 2029 », la confiance reste encore fragile. Si Bouygues devait absorber le gros des équipes (environ 2500 personnes) de chez SFR Business, « 80 % des emplois vont être en doublon », s’inquiète Abdelkader Choukrane, le représentant UNSA du groupe.
Vient ensuite le problème des boutiques SFR, dont beaucoup sont vouées à disparaître. Six cents des deux mille employés devraient directement rejoindre les boutiques concurrentes, mais les autres resteraient salariés d’une nouvelle structure juridique à l’avenir incertain. D’autres branches de SFR, comme Altice Technical Services ou XpFibre ne seront tout bonnement pas rachetées et l’avenir des milliers de travailleurs et travailleuses semble là directement menacé.
Autant dire que la réunion censée lever les doutes sur cette transition d’ampleur n’a fait que réactiver des craintes importantes chez les salariés et les syndicats. « Nos dirigeants ne peuvent pas aborder cette restructuration comme une simple réorganisation », se sont inquiétés les élus.
Pour aller plus loin
Vente de SFR : offre de rachat acceptée, quel avenir pour les clients… tout savoir sur le dossier
Côté pouvoir d’achat enfin, l’Autorité de la concurrence a tout de même invité à la prudence face à une possible « coordination renforcée » des prix en cas de rachat effectif de SFR par ses concurrents. Tout reste encore à faire donc.
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