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Le parquet de Carcassonne ordonne la suspension des policiers municipaux de la ville mis en cause pour des propos racistes, homophobes et misogynes
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a de son côté réclamé mercredi un contrôle de cette police municipale, dénonçant des échanges "indignes de l'uniforme de la police municipale et des valeurs de la République".
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Des sanctions immédiates. Après la publication d'une vidéo dans laquelle on entend un policier proférer des "propos à caractère racistes, homophobes et misogynes", le parquet de Carcassonne a ordonné, mercredi 9 septembre, la suspension des policiers municipaux de la ville mis en cause.
La procureure, Géraldine Labialle, déclare dans un communiqué mettre "en œuvre les dispositions des articles (...) permettant de suspendre puis de retirer les agréments des policiers municipaux en cause qui ne respectent pas les conditions d'honorabilité attachées à leurs missions". La vidéo met en exergue des faits "susceptibles de revêtir la qualification de diffamation envers (...) un groupe de personnes à raison de leur origine", poursuit-elle.
Sur X, Laurent Nuñez a annoncé un peu plus tôt "faire procéder à un contrôle de la police municipale de Carcassonne par l'inspection générale de l'administration", après la publication mardi de cette vidéo par le quotidien régional Midi libre. Les propos, tenus lors d'une patrouille de police en novembre 2025, avaient été enregistrés par la caméra-piéton de cet agent, sans qu'il s'en rende compte. Le ministre de l'Intérieur a ainsi dénoncé des propos "indignes de l'uniforme de la police municipale et des valeurs de la République".
Cette vidéo, sur laquelle on entend plusieurs policiers, avait circulé au sein du commissariat, entraînant le dépôt d'une plainte pour "atteinte à la vie privée" par l'un d'eux, brigadier-chef, puis l'ouverture d'une enquête préliminaire par le parquet de Carcassonne. La justice a confirmé mercredi auprès de l'AFP s'être saisie du dossier, sans préciser la date d'ouverture de l'enquête. Sollicitée par franceinfo, la procureure de la République n'avait pas confirmé le dépôt d'une plainte préalable par le policier.
Membre du service de sécurité du Rassemblement national (RN), le policier mis en cause a été exclu "du parti et de toutes ses fonctions bénévoles, notamment au sein du service d'ordre", a annoncé le parti à France Télévisions. "On ne peut pas tolérer ça", a réagi auprès de l'AFP Louis Aliot, maire RN de Perpignan (Pyrénées-Orientales) et vice-président du parti. "Ces gens-là sont des irresponsables dangereux. Ils jettent la suspicion sur l'ensemble du corps de la police municipale. C'est évidemment un cas isolé", a-t-il assuré, bien que le brigadier-chef ne soit pas le seul à tenir des propos racistes dans la vidéo.
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