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Vibe coding : Microsoft avoue que ses propres équipes n'arrivent plus à suivre le déluge de code IA
Microsoft a dû revoir en urgence sa méthode de validation des extensions Edge, débordée par l’afflux de code généré par IA. Un aveu révélateur : même les équipes les plus chevronnées peinent à suivre le rythme du vibe coding.
Car cette technique, qui consiste à coder simplement en discutant avec une IA, est très prisée. Elle offre des cycles de développement nettement plus courts, et une barrière à l’entrée qui s’abaisse. Dans ce contexte, concevoir une extension de navigateur, un exercice autrefois réservé à des développeurs aguerris, devient accessible à beaucoup plus de monde.
C’est le constat établi par Microsoft dans un billet de blog, avec une hausse significative des soumissions d’extensions sur son store, l’Edge Add-ons. Si le géant de Redmond dit accueillir cette hausse positivement, puisqu’elle profite à l’écosystème et élargit le choix pour les utilisateurs, le volume a fini par surpasser les capacités de l’entreprise.
Pourtant, un « processus de révision accéléré » avait déjà été mis en place en 2025 pour les extensions jugées fiables. Mais face à l’afflux continu, le processus de validation s’est retrouvé sous pression, ce qui allonge les délais.
Pour y remédier, Microsoft a choisi d’automatiser une partie des vérifications répétitives, notamment la détection de violations connues des règles et de failles de sécurité. Objectif : laisser aux équipes humaines le temps de se concentrer sur les cas les plus complexes. Cette automatisation ne réduit ni le nombre de contrôles, ni les exigences de qualité appliquées à chaque extension, promet la firme…
Cette course à l’automatisation ne s’arrête pas à la relecture des extensions. Le badge « Featured », qui signale aux utilisateurs les extensions les plus fiables sur la base de plus de 60 critères de qualité, sera désormais réévalué tous les 15 jours, contre un cycle plus long auparavant. Là encore, Microsoft mise sur des outils automatisés pour tenir la cadence imposée par le volume croissant de soumissions.
Mais cette dynamique n’est évidemment pas sans risque. L’entreprise a récemment retiré plus d’une centaine d’extensions malveillantes de son store, qui dissimulaient des malwares dans des images et des polices de caractères. Plus les soumissions affluent vite, plus il devient difficile de repérer les menaces qui s’y glissent.
Décidément, il semble de plus en plus complexe pour les systèmes de relecture les plus aboutis, qu’ils soient humains ou automatisés, de suivre le rythme de la production de code dopée à l’IA.