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Les États-Unis vont libérer plus de 1 000 MHz pour booster l’Internet par satellite
La Federal Communications Commission votera le 30 septembre prochain l'ouverture de plus de 1 000 mégahertz supplémentaires dans les bandes 12 et 42 gigahertz. Le régulateur américain prévoit d'en réserver l'usage au haut débit satellite résidentiel, à la connectivité en avion et en mer, et au routage du trafic entre satellites.
Toujours plus. La FCC, l'autorité chargée d'attribuer les fréquences hertziennes, s'apprête à démultiplier la quantité de spectre réservée aux satellites de télécommunication. Le 30 septembre prochain, lors de sa réunion mensuelle ouverte, ses commissaires doivent voter l'ouverture des bandes 12 et 42 gigahertz, soit plus de 1 000 mégahertz de capacité supplémentaire, nous annonce Reuters.
Ces fréquences seraient affectées au haut débit résidentiel par satellite, à la connexion à bord des avions et des navires, et aux liaisons intersatellites.
Selon Brendan Carr, président de la FCC, l'ouverture de ces bandes « donne un formidable coup de pouce à l'innovation américaine » et doit maintenir, pour les foyers, une offre de connexion concurrentielle. Il ajoute que cette réforme doit également soutenir la croissance économique dans plusieurs secteurs, de l'aviation aux télécommunications.
Cet élargissement concerne les bandes 12 et 42 gigahertz, pour une capacité totale supérieure à 1 000 mégahertz. Dans cette configuration, SpaceX serait le principal bénéficiaire. La société exploite aujourd'hui 9 600 satellites en orbite pour Starlink, qui compte 10,3 millions d'abonnés dans le monde.
Son service Direct to Cell connecte des téléphones ordinaires sans passerelle terrestre, notamment dans les campagnes reculées et les espaces maritimes, en partenariat avec l'opérateur américain T-Mobile US, le canadien Rogers et le japonais KDDI. En 2025, SpaceX a investi environ 17 milliards de dollars, soit près de 15 milliards d'euros, dans le rachat de fréquences auprès de l'opérateur américain EchoStar.
Chez la concurrence, la constellation Amazon Leo compte aujourd'hui plus de 390 satellites sur les 7 700 prévus. Son lancement commercial, plusieurs fois reporté, est désormais annoncé pour la fin de l'année. En parallèle, American Airlines doit installer la connexion Starlink dans sa flotte cette année.
La FCC a par ailleurs réattribué, en juillet, 160 mégahertz de bande C aux réseaux mobiles terrestres américains, en versant 5,6 milliards de dollars (4,9 milliards d'euros) à l'opérateur luxembourgeois SES et 504 millions de dollars (443 millions d'euros) à l'opérateur français Eutelsat. En Europe, comme vous pourrez le lire dans notre encadré en fin d'article, quatre opérateurs, Orange, Deutsche Telekom, Vodafone et Telefónica, discutent d'un consortium pour candidater à la bande des 2 gigahertz lors d'une prochaine mise aux enchères. Ce consortium devrait être majoritairement détenu par une entité européenne.
Le 27 mai, la Commission européenne a proposé une procédure de sélection commune pour cette bande, avant l'expiration, en 2027, des licences actuellement en vigueur. Pour Bruxelles, cette bande est particulièrement adaptée aux services de connexion directe aux appareils mobiles, pour les appels, les messages et les données, aussi utiles pour les usages commerciaux que pour la sécurité dans les zones sans couverture terrestre.
SES et Eutelsat participent par ailleurs au consortium SpaceRISE, qui construit IRIS² pour l'Union européenne, avec un budget de 15,6 milliards d'euros pour une constellation de 348 satellites dont les premiers lancements sont prévus en 2029.