// FRANDROID — MODA & SOCIETÀ
Test de la Paperslate Pro : une tablette E-Ink prometteuse mais freinée par ses propres lenteurs
Sur le marché des bloc-notes à encre électronique, deux marques reviennent toujours : reMarkable et Kindle d’Amazon. La Paperslate Pro, elle, est française, et joue une carte que ses rivales n’ont pas : elle tourne sous un OS tiré d’Android, avec donc le Google Play Store. On peut ainsi y installer ses propres applications, en plus de celles implantées nativement. Elle est aussi étanche, une caractéristique bien rare sur ce marché.
La Paperslate Pro est une tablette de 10 pouces à écran e-ink monochrome. Rien à voir avec un écran de tablette classique : l’encre électronique ne fatigue pas les yeux et se lit même en plein soleil. La marque Paperslate la vend à 429,95 euros, contre 349,95 euros pour la version standard, un peu moins bien équipée. Nous avons pu tester la Paperslate Pro. Tient-elle toutes ses promesses ?
L’exemplaire de ce test nous a été prêté par la marque.
La Paperslate Pro arbore un châssis en aluminium intégralement noir, pour un poids de 430 grammes. Au bout du bras, elle se fait clairement sentir. Si les finitions sont bonnes et le design sobre, la tablette manque un peu… d’élégance. Ceci est peut-être dû aux larges bordures qui encadrent l’écran. Elle mesure 23,3 mm de longueur, 16,2 mm de largeur et 6 mm d’épaisseur
Mais en dehors de ça, on ne peut pas vraiment lui faire de reproches. Elle est suffisamment fine, et les boutons sont bien placés. Pour une tablette e-ink, c’est tout à fait classique.
Sur la tranche supérieure se trouvent tous les ports et boutons : le port USB-C pour la recharge, un slot pour une carte microSD, le haut-parleur, et le bouton de déverrouillage.
La tablette vient avec un stylet, qui m’a pour le moins surprise. À mon sens, il fait malheureusement un peu cheap car le plastique est de piètre qualité. Cette impression est renforcée par son format réduit et sa grande légèreté en main : autant de points qui font qu’il n’inspire guère la solidité et ressemble plus à un jouet.
Ce stylet gère 4096 niveaux de pression. Il est vendu avec une mine inusable et une mine souple (3 mois d’utilisation). On apprécie en revanche la présence d’une gomme (un bouton en plastique au sommet du stylet) et d’un bouton sur le corps pour surligner, ainsi qu’un clip. En effet, ce stylet ne dispose pas de batterie et ne s’aimante pas sur le bord de la tablette. La housse (ou le clip !) est donc indispensable pour ne pas le perdre.
Toujours côté châssis et design, la Paperslate Pro a quelque chose que ses concurrentes n’ont pas : une certification IPX8 qui la rend étanche.
L’écran est bien blanc, les contrastes sont plutôt bons, rendant la lecture agréable. Ses points forts s’arrêtent malheureusement là. Si la définition en elle-même est de 1600 x 1200 pixels, la Paperslate dispose d’une résolution de 200 DPI, ce qui est, il faut le dire, peu élevé pour une tablette de ce type. Généralement, on est plutôt sur du 300 DPI. Le rendu s’en ressent : crénelage visible sur les traits droits quand on utilise le stylet, et textes peu définis dès que l’on zoome un peu.