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Une vidéo montre un policier jetant un SDF à terre à Carcassonne, l'IGPN saisie et une enquête ouverte
Les faits remontent au 21 juin, jour de la Fête de la musique. La vidéo du policier qui jette l'homme à terre a été diffusée samedi sur X par un député de La France insoumise.
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La procureure de Carcassonne (Aude) a annoncé, lundi 14 septembre, l'ouverture "d'une enquête judiciaire du chef de violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique". Le parquet précise avoir saisi l'antenne de Marseille de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) dimanche, "dès qu'il a eu connaissance de cette vidéo".
Sur ces images, mises en ligne sur le compte X du député de La France insoumise Thomas Portes, on voit d'abord plusieurs policiers municipaux. Puis un policier national arrive dans le dos d'un homme, attrape son tee-shirt et le jette à terre. Allongé, cet homme se tient la tête entre les bras. Des témoins de la scène protestent et s'approchent des policiers.
Après les propos racistes, les violences policières. À Carcassonne la police est hors de contrôle ! pic.twitter.com/dT7k4JFhPy
La scène a été filmée le jour de la Fête de la musique, le 21 juin 2026. Ils s'inscrivent "dans le contexte de l'interpellation d'un tiers pour nuisances sonores réitérées – outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique, rébellion et violences volontaires sur personnes dépositaires de l'autorité publique", détaille le parquet de Carcassonne, qui précise que l'homme "projeté au sol", âgé de 29 ans, n'a pas été interpellé à la suite des faits. Il n'a pas non plus déposé plainte.
En outre, le parquet de Carcassonne ajoute que cet homme est un "sans domicile fixe depuis l'âge de 16 ans" et qu'il a été retrouvé mort "sur son campement", après un arrêt cardiaque le 3 juillet. Une enquête en recherche des causes de la mort avait été ouverte à ce moment-là.
A l'issue de l'autopsie, "toute lésion traumatique suspecte en faveur de l'intervention d'un tiers" a été exclue, alors qu'un décès en lien avec sa consommation de drogue a été privilégié, "au regard de ses antécédents connus de polytoxicomanie", révèle le parquet lundi. "A ce jour, en l'état des investigations, il n'existe donc aucun lien de causalité entre les faits filmés et le décès survenu treize jours après", souligne la procureure dans son communiqué, qui précise que le fonctionnaire mis en cause exerce à la brigade de nuit du commissariat de police de Carcassonne.
Une enquête administrative le concernant est également en cours, a appris franceinfo auprès de la Direction générale de la police nationale (DGPN), confirmant une information de BFMTV. Confiée au bureau déontologique du commissariat de Carcassonne, cette enquête a été ouverte avant la diffusion de la vidéo sur les réseaux sociaux. Selon nos informations, l'IGPN pourrait également être saisie de ce volet.
Par ailleurs, sur ces images, on voit César R., chef de patrouille de la police municipale de Carcassonne, qui tient des propos racistes, LGBTphobes et misogynes, enregistrés à son insu par sa caméra-piéton, révélés par Midi Libre, le 8 septembre. Il est témoin des faits, mais il n'intervient à aucun moment quand le policier national projette l'homme au sol.