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J’ai passé 30 minutes à bord du Tesla Semi européen, le camion électrique le plus étonnant du moment
Voir le Tesla Semi en photo est une chose. Se retrouver devant lui en est une autre. Sur le stand Tesla de l’IAA Transportation de Hanovre, qui ouvre ses portes au public ce 15 septembre 2026, il trône sans sa remorque, tandis que deux autres exemplaires tournent quelques centaines de mètres plus loin sur la piste d’essai aménagée entre les halls du salon.
Et même au milieu d’un événement consacré aux poids lourds, difficile de le confondre avec ses voisins. Le Semi paraît presque futuriste avec sa cabine très lisse, son immense pare-brise et des surfaces beaucoup plus épurées que celles des camions que nous sommes habitués à croiser en Europe. « Sleek », diraient les Américains.
La version européenne perd toutefois un élément esthétique que je trouve plutôt réussi sur le modèle américain : son bandeau lumineux à l’avant. À sa place, une simple bande noire. Dan Priestley, responsable du programme Semi chez Tesla, m’explique que cette signature lumineuse n’est pas autorisée par la réglementation européenne applicable aux camions.
Ce n’est pas la seule différence. Le Semi européen abandonne également les immenses rétroviseurs traditionnels pour des caméras. Elles sont également autorisées aux États-Unis, précise Dan Priestley, mais les miroirs physiques doivent y être conservés. Pas en Europe.
Des détails que nous avons eu l’occasion d’approfondir dans une interview dédiée. Pour l’heure, il est temps de grimper à bord.
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Et « grimper » n’est pas une figure de style. Le poste de conduite est vraiment très haut perché. Tesla a prévu de larges poignées de chaque côté pour se hisser dans la cabine, tandis que l’ouverture est particulièrement généreuse.
La porte réserve d’ailleurs une première surprise : elle s’ouvre à l’envers, selon une ouverture antagoniste, parfois appelée « suicide door », et quasiment à 90 degrés. Le responsable du projet nous explique que ce choix est notamment lié au positionnement des charnières et au travail aérodynamique réalisé autour de la cabine.
Une fois à l’intérieur, changement d’univers. Si l’extérieur ne ressemble à peu près à aucun autre camion, un propriétaire de Tesla ne sera absolument pas dépaysé.
Le conducteur prend place au centre, face à l’immense pare-brise. Deux grands écrans tactiles de 15 pouces l’encadrent : celui de gauche rassemble principalement les informations liées au véhicule, tandis que celui de droite accueille notamment la navigation et l’infodivertissement.