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"Elle a imaginé qu'on ne lui rendrait jamais sa fille" : la mère de Mia, accusée d'avoir organisé son enlèvement, passe à la barre
Au troisième du procès de Rémy Daillet et de ses coprévenus, la mère de Mia va prendre la parole au tribunal correction de Paris. La femme conteste la qualification des faits.
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Au tribunal correctionnel de Paris, c'est le troisième jour du procès de Rémy Daillet et de ses quatorze coprévenus. Ils sont soupçonnés d'avoir préparé un coup d'État et organisé l'enlèvement de Mia en 2021. La fillette de 8 ans à l'époque a été kidnappée, au domicile de sa grand-mère chez qui elle avait été placée. L'interrogatoire de la mère de Mia est très attendu jeudi 17 septembre. La jeune femme de 33 ans est accusée d'avoir commandité le rapt de sa fille.
Rapt de la petite Mia, coup d'État… L'ultra-droite devant les juges
Silhouette fine, jean et basket, Lola Montemaggi dissimule son visage dès qu'elle quitte la salle d'audience. Ce procès, elle l'a dit à la barre le premier jour, la met mal à l'aise. "Elle est terrorisée. Elle a peur d'être mal jugée. Parce que pour elle, une maman qui veut récupérer sa fille parce qu'elle ne l'a pas vue depuis des mois… Ça ne peut pas être un enlèvement", explique son avocate Sophie Janois.
Selon des proches de Lola Montemaggi, la jeune femme plonge dans l'univers du complotisme, dans le sillage du mouvement des Gilets jaunes. Les services sociaux lui reprochent d'avoir déscolarisé et privé de soins sa fille. "On faisait de Lola quelqu'un de vraiment très malfaisant. Mais moi, j'ai rencontré une petite Mia qui courait vers sa mère, qui lui sautait dans les bras, qui lui disait 'Maman, je t'aime', qui lui avait préparé des dizaines de dessins. Moi, je n'ai pas vu une petite fille traumatisée à l'égard de sa mère", raconte maître Sophie Janois.
Lola Montemaggi perd la garde de Mia en janvier 2021. Trois mois plus tard, elle organise son enlèvement avec la complicité de Rémy Daillet, figure du monde complotiste. "Avec les réseaux sociaux, elle a compris que des enfants placés dans des foyers pouvaient être victimes d'agressions sexuelles, voire finir délinquants. C'est une réalité aussi. Elle a imaginé qu'on ne lui rendrait jamais sa fille."
Mia, âgée de 13 ans, est aujourd'hui placée chez sa grand-mère. Elle refuse tout contact avec sa mère depuis un an.
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