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On a testé la Navee GT5 Max, une trottinette électrique qui secoue Segway et Xiaomi
Trottinettes électriques •
2026
En 2026, Navee intensifie son offensive sur le terrain des trottinettes électriques. La marque chinoise dévoile des nouveautés à un rythme effréné, pour tenter de bousculer les leaders du marché que sont Xiaomi et Segway. En bel exemple, citons la GT3 Max que nous avons essayée en 2025, avec déjà une remplaçante GT5 au printemps 2026.
Cette dernière semble très proche esthétiquement voire identique, mais elle améliore de nombreux points : autonomie, puissance, freinage, etc. Le tout se fait à un prix stable de 599 € hors remise. Une belle affaire ? Il fallait tout de même confirmer cela lors d’un test en bonne et due forme, sur les mêmes terrains que sa devancière.
Ce test a été réalisé à partir d’un modèle prêté par la marque.
Au premier regard, on pourrait effectivement confondre les deux modèles Navee GT5 Max et GT3 Max. Pour les avoir eues côte à côte, elles sont en effet presque pareil mais bien différentes tout de même ! Le deck a bougé pour offrir une plus grande partie arrière relevée, le tube diagonal du châssis et la potence sont spécifiques pour loger un câble supplémentaire, les bras oscillants sont plus cossus, et viennent entourer des amortisseurs plus verticaux.
Difficile de nommer tous les petits changements, tant la marque a bien travaillé entre les deux versions, mais c’est surtout la fourche couleur bronze qui reste le point le plus distinctif. L’esprit reste assez consensuel, mais dégage toujours une belle qualité de fabrication. On apprécie aussi l’accroche-sac, qui permet de porter une petite course tout en restant sous les 5 kg. La béquille, elle, a un pied trop petit qui s’enfonce dans les sols meubles.
Les dimensions n’évoluent que peu, avec 1,20 m de long pour 60 cm de large et 1,28 m de haut. Le mécanisme de pliage est identique et asymétrique. La potence se rabat légèrement sur la gauche, avec la sonnette servant de crochet. Pas le plus facile en transport, mais le poids qui grimpe à 24,6 kg (contre 23,4 kg sur la GT3) est incompatible avec le multimodal.
Le deck conserve une surface généreuse – 50 cm de long, 19 cm de large exploitables – pour mettre les pieds dans sa position favorite. Reste que le revêtement coloré et le logo se dégradent très rapidement, comme sur la GT3, et que le garde-boue avant manque de longueur pour protéger des projections (eau, gravillons, boue, etc.).
Le guidon est identique et courbé pour avancer la position de conduite, avec des poignées peu adhérentes sous les paumes (désormais noires). À l’extrémité, les clignotants sont parfois peu visibles sous nos grandes mains, surtout avec des gants, mais les commandes sous le pouce gauche sont parfaitement placées. L’éclairage est automatique à l’allumage, mais il est possible de l’actionner manuellement.
Dommage que le bouton soit sur la commande de gâchette, donc inaccessible en conduite… Le projecteur avant, réduit en taille, conserve une bonne puissance, mais son faisceau reste un peu étroit pour circuler en dehors des pistes cyclables, tandis que le feu arrière est classique avec sa fonction-stop.