// FUTURA SCIENCES — SPAZIO & SCIENZA
Un algorithme inspiré du quantique ouvre une voie express pour simuler des matériaux impossibles
Aux États-Unis, une équipe de recherche de l'Université du Massachusetts et de l'Université de Californie a démontré qu'il était possible de réduire drastiquement la taille des ordinateurs quantiques.... Lire la suite
La révolution des ordinateurs quantiques est en marche et elle envisage de plus en plus de joindre ses forces à celles du calcul haute performance (HPC), rendu possible par des supercalculateurs classiques comme le Joliot-Curie du CEA, qui permet déjà de conduire des simulations numériques dans des domaines aussi divers que la géophysique, l'astrophysique et la physique des plasmas ou encore le climat et la biologie. Pour faire équipe avec lui, l'ordinateur quantique photonique Lucy, issu d'une coopération industrielle franco-allemande formée par Quandela et Attocube, est désormais accessible gratuitement – en combinaison avec le Joliot-Curie – aux acteurs de la recherche et de l’industrie européennes, pour explorer le potentiel du calcul quantique et relever de grands défis scientifiques.... Lire la suite
Des chercheurs de l’Université d’Aalto, en Finlande, ont mis au point une méthode de calcul qui permet de modéliser en quelques secondes des quasi-cristaux topologiques d’une complexité vertigineuse.
Alors que simuler certains matériaux quantiques nécessite de manipuler des quantités d'informations trop importantes pour les supercalculateur les plus puissants, ce nouvel algorithme pourrait accélérer le développement des futurs ordinateurs quantiques.
Cette avancée a été décrite dans l'étude « Tensor Network Method for Real-Space Topology in Quasicrystal Chern Mosaics », publiée dans la revue Physical Review Letters.
L'algorithme mis au point par les chercheurs permettrait de traiter quasi instantanément un problème lié aux quasi-cristaux topologiques, des matériaux extrêmement complexes. Contrairement aux cristaux ordinaires, ils ne présentent pas de structure périodique régulière, tout en conservant certaines signatures ordonnées.
Aux États-Unis, une équipe de recherche de l'Université du Massachusetts et de l'Université de Californie a démontré qu'il était possible de réduire drastiquement la taille des ordinateurs quantiques.... Lire la suite
Cette combinaison d'ordre et d'irrégularité les rend fascinants, mais aussi à peu près impossibles à modéliser par les supercalculateurs. Or, ces quasi-cristaux intéressent les chercheurs, car ils pourraient servir de base à la conception de qubits plus robustes, plus stables et plus économes pour l’informatique quantique, en pouvant transporter des excitations quantiques non conventionnelles susceptibles de protéger la conductivité électrique contre les perturbations extérieures.
Pour réussir à les modéliser, les chercheurs n'ont pas tenté de calculer directement chaque détail du matériau, comme ils l'auraient fait d'habitude. Ils ont reformulé le problème à l'aide de réseaux de tenseurs, une architecture mathématique utilisée pour représenter de grands espaces de calcul de façon plus compacte.
La révolution des ordinateurs quantiques est en marche et elle envisage de plus en plus de joindre ses forces à celles du calcul haute performance (HPC), rendu possible par des supercalculateurs classiques comme le Joliot-Curie du CEA, qui permet déjà de conduire des simulations numériques dans des domaines aussi divers que la géophysique, l'astrophysique et la physique des plasmas ou encore le climat et la biologie. Pour faire équipe avec lui, l'ordinateur quantique photonique Lucy, issu d'une coopération industrielle franco-allemande formée par Quandela et Attocube, est désormais accessible gratuitement – en combinaison avec le Joliot-Curie – aux acteurs de la recherche et de l’industrie européennes, pour explorer le potentiel du calcul quantique et relever de grands défis scientifiques.... Lire la suite