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Test des Asus ROG Xreal R1 : de très belles lunettes-écran, mais un tarif difficile à avaler
Je ne découvre pas ces lunettes-écran. Un Xreal One traîne déjà chez moi, à côté d’une paire Honor née d’une collaboration avec la marque, et je sais ce que ce genre de produit vaut au lit, dans le train ou devant un film. C’est justement pour ça que les R1 m’intriguaient : Asus avance un argument que personne n’avait encore tenté, le 240 Hz, et le facture au prix le plus élevé de la catégorie.
J’ai donc passé plusieurs jours à les brancher un peu partout : une ROG Xbox Ally X, mon PC fixe, mon smartphone, mon MacBook Pro, et même un trajet en TGV. Voilà ce que ça donne, du meilleur au plus agaçant.
Une précision avant d’aller plus loin : ces chiffres sont ceux annoncés par Asus et Xreal, ce ne sont pas des mesures maison.
L’exemplaire de ce test nous a été prêté par Asus ROG.
Reprenons depuis le début, pour celles et ceux qui débarquent dans la catégorie. Les ROG Xreal R1 ne sont pas un casque de réalité virtuelle. Ce sont des lunettes équipées de deux petites dalles micro-OLED qui projettent un écran flottant devant vous. Vous continuez à voir la pièce, vos mains, votre clavier : rien ne vous coupe du monde. Tout tient dans cette idée, et c’est elle qui me ramène à ces lunettes depuis des mois : un grand écran privé, partout, quelle que soit ma position.
Allongé dans un lit, calé dans un fauteuil, assis dans un train, je récupère un affichage qui paraît immense alors qu’il tient dans une monture de 91 grammes. C’est discret, et autrement moins encombrant qu’un casque VR vissé sur le crâne. Voilà pour la promesse. On va voir si Asus la tient mieux que les autres, et surtout s’il la tient au point de justifier 849 euros.
Côté technique, le R1 part de la même base que le Xreal One Pro, le modèle à 649 euros : optique à prisme plat, plus propre que les anciennes optiques « birdbath », et champ de vision de 57°. Si vous avez déjà un One Pro, l’image ne vous surprendra pas. Autant le dire avant que vous ne le découvriez, la facture en main.
Pour aller plus loin
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Qu’ajoute Asus, alors, pour réclamer 200 euros de plus ? Trois choses. L’habillage ROG et une intégration logicielle taillée pour la console portable Xbox Ally X. Le fameux mode 240 Hz, absent du One Pro qui plafonne à 120 Hz. Et le boîtier de contrôle Connect, livré dans la boîte.
Sur l’image, je n’ai pas grand-chose à redire. La dalle micro-OLED sort des couleurs vives, de bons contrastes, et le large champ de vision donne vraiment la sensation d’un grand écran. Asus parle de l’équivalent d’un écran de 171 pouces à quatre mètres, et on redimensionne cet écran virtuel comme on veut. La netteté en 1080p natif tient la route, à une condition : que les lunettes soient parfaitement posées. Et c’est là que les ennuis commencent.