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OpenClaw, l’assistant IA open source qui agit à votre place : à quoi ça sert, comment l’installer et quel LLM choisir
On est au café, un collègue réclame le rapport du trimestre, et bien sûr il dort sur l’ordinateur resté à la maison. On sort le téléphone, on écrit un message sur WhatsApp comme à un contact, et trente secondes plus tard on a le chemin du fichier. Pas de bureau à distance, pas de VPN bricolé un dimanche soir. Juste une phrase envoyée à une IA qui, elle, a vraiment les mains sur la machine. C’est ce petit basculement que propose OpenClaw, et il explique pourquoi tout le monde en parle depuis le début de l’année.
OpenClaw est un agent IA open source, sous licence MIT, qu’on installe sur sa propre machine. Il ne contient aucun modèle : il sert de chef d’orchestre entre les applications de messagerie qu’on utilise déjà, WhatsApp, Telegram, Signal, Slack, iMessage, et le modèle de langage de notre choix. Le projet vient de Peter Steinberger, le fondateur de PSPDFKit, qui l’avait d’abord baptisé Clawdbot. Anthropic lui a vite demandé de changer de nom, sa mascotte « Clawd » sonnant un peu trop comme « Claude ». Rebaptisé Moltbot puis OpenClaw fin janvier, on en trouve aujourd’hui les versions de bureau et mobiles sur la page dédiée à OpenClaw.
Les chiffres donnent le vertige. Plus de 380 000 étoiles sur GitHub, de quoi dépasser Linux et React et devenir, selon The New Stack, le logiciel le plus étoilé de la plateforme. Le changement de nom a aussi attiré les charognards : des arnaqueurs ont récupéré l’ancien compte le temps de la bascule pour lancer un faux jeton crypto « $CLAWD », qui aurait grimpé jusqu’à 16 millions de dollars de capitalisation avant que Steinberger ne démente tout lien. Le projet n’a aucune cryptomonnaie. Si on vous en propose une, c’est une escroquerie.
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J’ai transformé mon PC en développeur IA avec OpenClaw (et voici combien ça me coûte vraiment)
La différence avec un ChatGPT classique tient en un mot : il agit. On lui demande de trier les mails du matin et de préparer les réponses, il le fait. On lui dit de surveiller un site et d’envoyer un résumé chaque jour à 8 heures, il programme la tâche et la tient. Il peut ouvrir un navigateur tout seul, remplir un formulaire, lancer une commande shell, faire du développement, piloter une installation Home Assistant ou aller jusqu’à l’enregistrement d’un vol. Surtout, il est proactif : il peut écrire en premier pour signaler une échéance ou une alerte, là où les assistants habituels attendent sagement qu’on les sollicite.
Comprendre l’architecture aide beaucoup le jour où il faut configurer ou dépanner. OpenClaw repose sur quatre briques qui transforment un modèle de langage en employé numérique.
C’est ce mélange « ça tourne en continu, ça a accès à vos outils, ça suit vos règles » qui le rapproche d’un collègue plutôt que d’un simple répondeur intelligent.
Il faut Node.js, version 24 recommandée ou 22.19 au minimum, puis une seule commande : npm install -g openclaw@latest, suivie de openclaw onboard --install-daemon. Un assistant interactif prend ensuite la main et fait le plus gros du travail : il demande le modèle et la clé d’authentification, crée l’espace de travail, connecte les canaux de messagerie et installe le démon. Ce démon, c’est le service système, launchd sur Mac ou systemd sur Linux, qui maintient OpenClaw allumé en permanence. Les utilisateurs de Windows passent désormais par une application native, le Windows Hub, sans devoir bricoler WSL2.
Côté matériel, OpenClaw est modeste : environ 1 Go de RAM et 500 Mo de disque suffisent. Un vieux PC, un Raspberry Pi ou un petit VPS à 5 € par mois font l’affaire. Le combo vedette reste le Mac mini M4, à partir de 699 €, silencieux, qui consomme 5 à 7 W au repos et donne accès à iMessage. La presse tech raconte d’ailleurs qu’il dopé ses ventes, même si Apple ne publie pas de chiffres. Pour choisir une machine taillée pour faire tourner l’IA chez soi, on a réuni l’essentiel dans notre guide des meilleurs mini PC pour l’IA en local.
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