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"On manque énormément d'AESH", témoigne une enseignante de l'école d'Evry où un élève handicapé a frappé son institutrice
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Pascal Doucet-Bon
En Essonne, la commune d'Évry-Courcouronnes est encore sous le choc. Une enseignante a été violemment agressée et menacée de mort par un élève de 8 ans pendant la récréation le 11 septembre. En situation de handicap, le petit garçon souffrirait de troubles psychologiques sévères.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Retour en classe ce jeudi matin dans une école d'Évry-Courcouronnes, en Essonne, sous le regard du directeur et des professeurs présents pour rassurer. Quelques jours plus tôt, un petit garçon en situation de handicap se serait d'abord disputé avec un camarade dans la cour de récréation, avant de frapper sa maîtresse qui tentait de les séparer. Face à cet incident, les parents d'élèves interrogés soutiennent l'enfant autant que les enseignants. "Franchement, [les professeurs] font de leur mieux, ils se battent avec les peu de moyens qu'ils ont, les maîtresses, elles se découpent en deux… Et il n'a que 8 ans. C'est un gosse, qui fait ce qu'il peut avec les moyens qu'on a dans l'école", estime une mère.
L'enfant aurait donné plusieurs coups à son enseignante. Elle a reçu un arrêt de travail de sept jours et a déposé plainte, selon le rectorat. Cet incident est le reflet d'une situation devenue ingérable selon les professeurs. Ils étaient en grève mardi pour dénoncer un manque d'AESH, du personnel qualifié pour accompagner les enfants en situation de handicap. "C'est vrai qu'on manque énormément d'AESH, ces personnes qui sont censées les soutenir en classe, et ces enfants se retrouvent parfois en difficulté, régulièrement en difficulté", témoigne une enseignante.
Sollicité, le ministre de l'Education nationale nous a fait parvenir sa réaction. "L'enfant devait être pris en charge dans un institut spécialisé. J'ai demandé au recteur de l'académie de Versailles et au directeur général de l'Agence régionale de santé de travailler ensemble pour trouver de manière urgente, donc dans les heures ou jours qui viennent, une place d'accueil", a répondu Edouard Geffray.
Selon le rectorat, l'emploi du temps de l'élève devrait aussi être adapté. Des recrutements d'AESH sont en cours dans le département, avec une priorité d'affectation pour l'école concernée.
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