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La fusion entre Paramount et Warner Bros. retardée, les opposants remportent une victoire juridique in extremis
Le feuilleton n’est pas terminé. En décembre 2025, on apprend que Netflix va acheter le géant américain de l’audiovisuel Warner Bros. Discovery (WBD). Mais Paramount vient jouer les trouble-fête en faisant sa propre proposition, ce qu’il avait déjà fait en septembre 2025, avec rejet de Warner. Finalement, Netflix jette l’éponge et Paramount remporte la victoire pour la modique somme d’environ 96 milliards d’euros.
S’ensuivent les batailles juridiques inhérentes à ce genre d’opération de grande envergure. Malgré les craintes de création d’un monopole et de licenciements massifs, le gouvernement américain approuve la fusion Paramount/Warner Bros. en juin 2026. Mais l’enquête sur le processus suit son cours.
Un mois plus tard, coup de théâtre : une dizaine d’États américains menés par la Californie dépose une plainte antitrust pour bloquer la fusion. Paramount est contraint de suspendre son acquisition de WBD en attendant le procès.
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On croit voir le bout du tunnel fin septembre 2026 quand la firme accepte les conditions de la justice pour sauver l’opération. Le 24 septembre 2026, un dernier rendez-vous devant la juge Araceli Martinez-Olguin devait entériner l’accord. Et puis finalement, non.
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Le collectif Block The Merger (BTM), qui regroupe les principaux opposants à la fusion, dépose une demande auprès de la magistrate un peu avant la tenue de l’audience avec Paramount. Et il a obtenu gain de cause. Comme le rapportent nos confrères de Deadline, la juge déclare ainsi que « la Cour fait droit aux requêtes administratives visant à déposer des mémoires d’amicus curiae ».
Sous cette expression se cache un droit disant qu’une personne ou une organisation n’étant pas partie prenante au procès peut déposer un document écrit auprès du tribunal. Ici, les arguments de BTM contre la fusion entre Paramount et Warner devront donc être examinés. Autrement dit : l’accord de rachat est retardé, encore une fois.
Les plaignants ont dû faire vite cela dit : « Tous les mémoires d’amicus curiae doivent être déposés […] au plus tard le 25 septembre 2026 à 00h01, heure du Pacifique », précise la juge. Notez qu’au moment de publier cet article, le délai est dépassé puisqu’il correspond à ce matin du 25 septembre, 9h01 heure française.
Jessica J. González, co-directrice générale de Free Press et co-conseil de BTM, s’en félicite malgré tout : « Nous nous réjouissons que le tribunal permette au public de se prononcer sur cette question importante, car les procureurs généraux n’ont pas su défendre adéquatement l’intérêt public dans cette affaire. » En parallèle, la Ligue des citoyens latino-américains, également opposée au projet, a aussi obtenu le droit de déposer son propre mémoire d’amicus curiae.