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Actualité : Depuis que j’ai appris ce que signifie PPS sur un chargeur, je ne branche mon téléphone que s’il en est équipé
Depuis que les fabricants ne glissent plus de chargeur dans la boîte, il faut l'acheter à part. Et là, tous les blocs ne se valent pas. Derrière l'USB-C universel se cache un détail décisif, la technologie PPS, qui ajuste la charge en temps réel pour préserver la batterie. Choisir le bon adaptateur n'est plus un luxe, c'est un geste de bon sens.
© Anker - Depuis que j’ai appris ce que signifie PPS sur un chargeur, je ne branche mon téléphone que s’il en est équipé
Vous déballez votre nouveau smartphone, vous soulevez le carton, et vous cherchez. En vain. Le petit bloc blanc qui accompagnait chaque téléphone a disparu, remplacé par un simple câble. Face au mur de chargeurs du magasin, tous estampillés USB-C à des prix allant du simple au décuple, une question se pose, que peu savent trancher : lequel choisir vraiment, et surtout, à quoi bon payer plus cher ?
Depuis fin 2024, une directive européenne impose l'USB-C à tous les smartphones neufs, mettant fin à la jungle des connecteurs propriétaires. Conjuguée à la volonté des fabricants de réduire leurs coûts et leurs déchets, cette règle a un effet de bord : le bloc secteur a quitté la boîte. Le connecteur est donc le même pour tous. Mais c'est là que s'arrête l'uniformité. Car brancher une prise identique ne garantit pas la même charge.
Tout se joue dans le dialogue invisible entre le chargeur et le téléphone. Le standard qui régit cet échange s'appelle l'USB Power Delivery, ou USB-PD, aujourd'hui capable de monter jusqu'à 240 watts pour les ordinateurs portables. Mais le PD classique fonctionne par paliers fixes, par exemple 5, 9, 15 ou 20 volts. À chaque changement de palier, l'appareil doit encaisser un saut de tension, et le surplus d'énergie se dissipe en chaleur, l'ennemie numéro un de la batterie. C'est précisément ce défaut qu'une évolution du standard vient corriger.
Cette évolution porte un nom un peu abscons, PPS, pour Programmable Power Supply, soit alimentation programmable. Au lieu de sauter d'un palier à l'autre, un chargeur PPS ajuste sa tension et son courant en continu, par tout petits pas, pour coller au plus près des besoins réels de la batterie à chaque instant de la charge. Le téléphone et le chargeur négocient en permanence la dose d'énergie idéale, ni trop, ni trop peu.
Le bénéfice est double. D'abord la fraîcheur. En évitant les à-coups de tension, le PPS réduit nettement la chaleur produite pendant la charge. Or c'est la chaleur, bien plus que le nombre de cycles, qui use prématurément une batterie lithium. Un chargeur PPS ménage donc la longévité de l'accumulateur sur plusieurs années. Ensuite la vitesse : cette finesse de réglage autorise une charge à la fois plus rapide et plus douce. Le cas de Samsung est parlant. Pour atteindre sa charge "Super Fast Charging 2.0" à 45 watts sur un Galaxy haut de gamme, un simple chargeur 45 watts ne suffit pas, il lui faut impérativement la norme PPS capable de délivrer 5 ampères. Sans PPS, le téléphone se rabat sur une charge plus lente.
Reste à faire le bon achat, sans se tromper ni se faire avoir. Premier réflexe, ne pas surpayer des watts inutiles.
Un chargeur plus puissant ne force jamais un téléphone à se charger plus vite : un mobile bridé à 25 watts ne tirera que 25 watts sur un bloc de 100 watts. Pour un smartphone, un modèle de 30 à 45 watts compatible PPS constitue le choix le plus pertinent, polyvalent et durable. Vérifiez donc la mention PPS sur l'emballage, et la puissance réellement acceptée par votre appareil.
Un second critère fait la différence, la technologie GaN, pour nitrure de gallium. Elle remplace le silicium dans les composants du chargeur et permet des blocs beaucoup plus compacts, plus efficaces et surtout moins chauds. Enfin, la prudence est de mise face aux modèles à bas prix d'origine douteuse. Un chargeur non certifié, dépourvu des protections contre les surtensions, les courts-circuits et la surchauffe, peut endommager la batterie, voire présenter un risque d'incendie. Cher