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Qui sont les auteurs des dégradations de radars dans plusieurs départements ?
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Dans les Yvelines, en Gironde ou encore dans l'Aveyron, des agriculteurs ont mené des actions contre des radars pour protester contre la hausse du prix du gazole non routier. Revendiquées notamment par la Coordination rurale, ces opérations ont rendu plusieurs dizaines d’appareils hors service et suscitent des réactions partagées, entre soutien à la colère agricole et dénonciation des dégradations.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Des radars de vitesse bâchés, entièrement recouverts d'un film opaque. Sous les klaxons de certains automobilistes, des agriculteurs des Yvelines ont rendu vingt radars hors service dans la nuit du jeudi 24 au vendredi 25 septembre. Une action menée par la Coordination rurale. Le syndicat demande un plafonnement du prix de gazole non routier, dont le tarif s'est envolé. Aujourd'hui, ils bénéficient d'une aide de 15 centimes d'euro par litre, mais ce n'est pas suffisant, selon eux.
Les céréaliers utilisent des engins très gourmands en carburant et s'estiment asphyxiés. "Arrive un moment où l'on a besoin de montrer que stop, ça suffit. Il faut qu'on passe à autre chose et il faut qu'on fasse entendre notre colère. On ira là où il faut aller", martèle Bertrand Lemoine, céréalier et coprésident de la Coordination rurale des Yvelines.
Des mobilisations ont eu lieu dans plusieurs départements. C'était le cas dans l'Aveyron en début de semaine. Comme des trophées, les agriculteurs ont déposé quatre radars mobiles devant la sous-préfecture et le centre des Finances publiques. La préfecture de l'Aveyron a annoncé porter plainte.Des actions très suivies en région Occitanie, comme en Haute-Garonne. Samedi 26 septembre, dans l'après-midi, certains radars étaient encore tagués. L'un d'eux avait la caméra recouverte de noir. Malgré le soutien de certains habitants que nous avons rencontrés, les dégradations interrogent. "Je comprends la colère, après, plutôt que de vandaliser les radars, ils pourraient peut-être faire différemment", estime une jeune femme. "Dans tous les cas, on paie aussi pour que ça soit réparé, donc c'est mitigé", souligne une autre.Dégrader un radar est passible d'une amende pouvant aller jusqu'à 100 000 euros. Contacté, le ministère de l'Intérieur évoque des troubles à l'ordre public et assure que ces mobilisations font l'objet d'une attention particulière.
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