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Migraines chez les femmes : cette particularité anatomique pourrait en être la cause
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Question-réponse
Cette particularité anatomique féminine, qui toucherait 1 à 5 % des femmes, serait associée à un risque plus élevé de migraines chroniques, de douleurs cervicales, de radiculopathies cervicales (compression d’un nerf dans le cou) et d’apnée du sommeil.
[EN VIDÉO] En France, sept millions de personnes souffrent régulièrement de migraines. Arte et FutureMag sont partis à la rencontre du docteur Valade, ancien chef de service du centre d’urgence des céphalées de l'hôpital Lariboisière à Paris, afin d’avoir quelques conseils.
Une étude récemment publiée dans la revue Headache : The Journal of Head and Face Pain, s'est intéressée à l'impact de la macromastie sur la santé globale et la qualité de vie. Cette affection, qui se traduit par des seins disproportionnellement volumineux, est relativement fréquente chez les femmes.
Aussi appelée hypertrophie mammaire, la macromastie est souvent responsable de douleurs au niveau du dos. Mais de nouvelles recherches suggèrent que les seins volumineux seraient associés à d'autres problèmes de santé. Une étude transversale a constaté que l'augmentation du volume des seins était liée à des taux plus élevés de migraines chroniques, de douleurs cervicales, de radiculopathies cervicales et d'apnée obstructive du sommeil.
Pour parvenir à ce constat, des chercheurs ont analysé les dossiers médicaux de 687 femmes traitées dans des cliniques spécialisées dans les céphalées et la neurologie, affiliées au Stanford Medical Center entre 2017 et 2024. Parmi ces femmes, 347 étaient atteintes de macromastie.
Après avoir pris en compte des facteurs tels que l'âge, l'indice de masse corporelle (IMC), la dépression et l'anxiété, les chercheurs ont constaté que les femmes atteintes de macromastie avaient :
40 % plus de risques de souffrir de migraine chronique (maux de tête survenant au moins 15 jours par mois pendant plus de 3 mois) ;
environ deux fois plus de risques de souffrir de douleurs cervicales ;
54 % plus de risques de souffrir d'apnée obstructive du sommeil (AOS) ;