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4 380 euros de taxe par mois sur ma connexion Internet ? Ce que dit vraiment la proposition du PS
C’est une idée qui est très vite en train de faire le tour des réseaux sociaux. Cette semaine, le Parti Socialiste a publié son projet pour l’élection présidentielle 2027.
Parmi les nombreux chapitres du programme, il y en a évidemment un consacré au numérique. Entre l’émergence de l’intelligence artificielle, et les questions de souveraineté ou d’ingérence étrangère, le sujet semble s’imposer comme l’un des thèmes de cette élection.
Cependant, parmi les propositions du PS, il y en a une qui fait forcément lever un sourcil. Il s’agit de la 9e proposition du chapitre 5 « Mettre le progrès technique au service du progrès humain » dans la rubrique « Échapper aux nouvelles servitudes numériques ».
Instaurer une taxation des flux de données numériques distribués sur le territoire français, au taux de 0,10 euro par gigaoctet, afin de financer l’infrastructure du réseau utilisé par les plateformes.
Comme vous pouvez le lire, il s’agit d’instaurer une taxe sur les flux de données à hauteur de 0,10 euro par gigaoctet. La proposition n’est pas encore un projet de loi complet et manque donc de détails. Comment ce flux sera-t-il mesuré ? Est-ce que les FAI seront chargés de récolter la taxe au nom de l’État ?
Ce qui est sûr, c’est que le taux proposé nous paraît totalement prohibitif dans un pays qui a fait de l’internet illimité la norme depuis les années 2000.
Si je prends mon cas particulier, mon installation Unifi qui a remplacé ma Bbox me permet de mesurer ma consommation. Sur le mois de juin, j’ai consommé près de 43 800 Go de données en flux.
Avec la taxe proposée par le PS de 0,10 euro par gigaoctet, cela revient à 4 380 euros de taxe, pour le seul mois de juin 2026. Autant dire qu’il va me falloir une grande augmentation de salaire pour absorber une telle taxe mensuelle.
Interrogé par Raphaël Grably, journaliste tech de BFMTV, sur le sujet, le PS a produit un communiqué pour tenter d’expliquer cette proposition.
Tout d’abord, on apprend que la taxe concernerait en fait le peering, c’est-à-dire le flux entrant chez les opérateurs en provenance des grands services comme Netflix, Google, Meta ou encore Amazon.