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Actualité : Les “mods” qui pilotent votre voiture font un carton : pourquoi la conduite mains libres open source terrifie une partie d'Internet
Collé derrière le rétroviseur en quelques minutes, le comma four greffe une aide à la conduite open source sur plus de 300 modèles de voitures, et certains propriétaires y chargent des versions bricolées du logiciel. Cinq accidents plus tard, dont deux mortels, le gendarme étasunien de la sécurité routière veut comprendre ce qu’il s'est passé sur ces autoroutes.
© comma.ai - Un comma four sous le rétroviseur d'une Toyota Prius, sur une autoroute chargée : le trafic ralenti forme précisément le scénario des cinq accidents examinés par la NHTSA.
Collé derrière le rétroviseur en quelques minutes, le comma four greffe une aide à la conduite open source sur plus de 300 modèles de voitures, et certains propriétaires y chargent des versions bricolées du logiciel. Cinq accidents plus tard, dont deux mortels, le gendarme étasunien de la sécurité routière veut comprendre ce qu’il s'est passé sur ces autoroutes.
Mike LaBarbera a laissé expirer son abonnement au Full Self-Driving de Tesla en janvier, un service facturé 99 $ par mois. En février, il fixait sur le pare-brise de son Model Y un comma four, boîtier vendu 999 $ une fois pour toutes. Fin septembre, sa vidéo du SUV tenant sa voie sans intervention a enflammé X. Aux commandes : sunnypilot, une variante communautaire d'openpilot, le logiciel ouvert développé par comma.ai, la société fondée par George Hotz.
Un “mod”, en somme, comme ceux que les joueurs installent sur leurs jeux vidéo. Et un “mod” qui trouve preneur : comma revendique plus de 30 000 voitures équipées et plus de 640 millions de kilomètres parcourus. Sous la publication, la fascination a vite cédé la place à l'effroi.
My FSD subscription ended last January, and this isn’t Tesla Autopilot.I installed a comma four in February, eight months of Level 2 ADAS I own outright in my Model Y. This is sunnypilot, an open source fork of @comma_ai's openpilot. No longer renting a closed system. pic.twitter.com/BveJmYQcEq
Le 21 septembre 2026, la National Highway Traffic Safety Administration a ouvert une évaluation préliminaire visant l'ensemble de ce parc, estimé à 30 000 boîtiers comma three, comma 3X et comma four, ainsi que le logiciel openpilot. Cinq collisions lui ont été signalées, toutes contre des véhicules arrêtés ou lents dans la même voie. Trois personnes y ont perdu la vie lors de deux accidents distincts, et 11 autres ont été blessées, certaines grièvement. Plusieurs de ces accidents ont fait à la fois des morts et des blessés.
Les données préliminaires examinées suggèrent que le système comma n'a peut-être pas correctement détecté les véhicules présents dans la voie, ni réagi de manière adéquate.
L'agence épingle au passage le marketing de la marque, qui vante une conduite mains libres tout en exigeant en petits caractères un conducteur prêt à reprendre la main. Elle examinera aussi les forks. Pour l'accident mortel survenu en Louisiane en février 2026, comma affirme d'ailleurs que l'appareil semblait exécuter un logiciel tiers.
Le boîtier se fixe au pare-brise, un connecteur s'insère dans le faisceau d'origine derrière le rétroviseur, et la voiture accède à la conduite mains libres.