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La guerre du futur ? Surprise, le Pentagone la confie à Elon Musk et au cofondateur d'Oculus
Le Pentagone a lancé Project Meridian, une étude de 120 jours sur l'étude de la guerre du futur. Elon Musk, Palmer Luckey et Newt Gingrich en prendront la codirection, sous l'égide du directeur technique du Pentagone, Emil Michael.
Elon Musk et Palmer Luckey viennent d'être enrôlés pour penser la guerre du futur, comme on l'a appris dans la nuit de mercredi à jeudi. Avec Project Meridian, le Pentagone ouvre ses portes à des figures de la tech et de la politique pour imaginer l'armée américaine de demain. Qu'il s'agisse de l'intelligence artificielle, de la robotique, des armes à énergie dirigée (lasers, micro-ondes) ou des biotechnologies, le terrain de jeu est gigantesque, et le rapport est attendu d'ici fin janvier 2027. Le casting a de quoi faire tiquer, avec en bonus une mystérieuse organisation partenaire dont le nom n'a pas été dévoilé.
Selon TechCrunch, le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a profité d'un grand discours sur l'état des forces armées, mercredi, pour sortir le fameux projet de son chapeau. Il a annoncé dans la foulée un nouveau commandement chargé d'accélérer le développement et le déploiement des drones et systèmes autonomes. Elon Musk, qu'on ne présente plus ; Palmer Luckey, le fondateur d'Anduril, fondateur et créateur de l'Ocolus Rift ; et Newt Gingrich, ancien président de la Chambre des représentants, assureront la codirection.
Ils seront épaulés par des universitaires et des spécialistes des politiques publiques, dans une équipe dont on ignore la taille réelle. Elon Musk, qui après la grande brouille avec Donald Trump aurait renoué des liens étroits avec l'administration, a d'ailleurs récemment déjeuné avec le président américain aux côtés d'autres ténors de l'IA, pour ce qui marquerait son grand retour officiel depuis son départ du DOGE l'an dernier.
Le mémo signé par Pete Hegseth le même jour est plus sobre, puisqu'aucun de ces noms n'y figure. Le texte charge Emil Michael, directeur technique du ministère que Washington appelle désormais le « département de la Guerre », de lancer l'étude sur 120 jours, soit quatre mois, en s'appuyant sur des experts extérieurs au Pentagone. Il brandit les opérations Midnight Hammer, Absolute Resolve et Epic Fury comme vitrines du savoir-faire américain, tout en prévenant que cette avance ne doit pas être tenue pour acquise. L'idée est donc de cartographier l'évolution de la guerre, de repérer les failles de l'arsenal, puis de proposer des technologies à développer, tester et déployer. L'ambition est claire : avoir une nette supériorité militaire pour le XXIe siècle et au-delà, dans la droite ligne de la stratégie scientifique et technologique de sécurité nationale 2026.
Les participants au Project Meridian n'auront pas le temps de flâner, les conclusions devant en effet atterrir sur le bureau de Hegseth au plus tard le 28 janvier 2027. L'état-major interarmées et l'ensemble des armées sont invités à se tenir prêts à y brancher leurs propres travaux sur la guerre de demain. L'étude passera par une « organisation partenaire » dont ni le nom ni les dirigeants n'ont été dévoilés, et sur laquelle le Pentagone ne souhaite pas s'exprimer.
En tout cas, on sait que SpaceX lance des satellites pour l'État américain et exploite un réseau au service de missions de défense. Anduril conçoit des drones et systèmes autonomes, et a récemment décroché des contrats pour des missiles longue portée, des avions de combat semi-autonomes et l'équipement du système mobile de renseignement de l'US Army, l'armée de Terre américaine. L'administration Trump mise sans se cacher sur la Silicon Valley pour moderniser ses forces. Mais gare au mélange des genres, pour des patrons qui risqueraient de préconiser des solutions que leurs entreprises vendent déjà.