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Panneaux solaires : Dualsun et deux autres fabricants débloquent la TVA à 5,5 % et 1 600 € d’économie
La liste des panneaux solaires bénéficiant de la TVA réduite à 5,5 % s’élargit. L’organisme de certification Certisolis, chargé de vérifier leur conformité, a mis à jour son registre le 22 juin dernier. Trois nouvelles marques, dont une française, y font leur entrée.
Pour rappel, le gouvernement avait instauré cette TVA réduite en septembre dernier. Entrée en vigueur en octobre, cette mesure ne concerne toutefois qu’un nombre très limité de panneaux. Elle exclut la grande majorité des modules chinois, qui dominent pourtant largement le marché. Pour tous les panneaux ne remplissant pas les critères, seule la TVA de 20 % s’applique désormais, le taux de 10 % ayant été supprimé.
Concrètement, l’écart de TVA n’a rien d’anecdotique : sur une installation de 6 kWc, passer de 20 % à 5,5 % représente environ 1 600 euros d’économie. C’est cette somme qui se joue selon que le panneau choisi figure ou non sur la liste Certisolis.
Le Français Dualsun, l’Autrichien Sonnenkraft et le Slovène Bisol sont les trois nouveaux fabricants à intégrer la liste des marques éligibles à la TVA réduite. Contrairement à ce qu’on aurait pu attendre, aucun fabricant chinois ne figure parmi eux. PV Magazine note toutefois que le Chinois Jolywood serait déjà bien engagé dans le processus.
À ce jour, six marques sont donc éligibles : Voltec, Jinko Solar, AIKO Energy, Bisol, Sonnenkraft et Dualsun. Voici leurs modèles qui sont actuellement concernés par la TVA à 5,5 % :
Le taux réduit est réservé aux petites installations photovoltaïques, d’une puissance maximale de 9 kilowatts-crête (kWc). Les panneaux doivent également satisfaire à plusieurs exigences environnementales. Leur empreinte carbone doit être inférieure à 530 kgCO₂e/kWc et ils doivent respecter des seuils concernant la présence de certains métaux, notamment l’argent, le plomb et le cadmium.
L’arrêté impose par ailleurs l’installation d’un système de gestion intelligente de l’énergie (Energy Management System, ou EMS). Celui-ci pilote automatiquement les principaux équipements électriques du logement afin d’optimiser l’autoconsommation de l’électricité produite par les panneaux solaires et de limiter les surplus injectés sur le réseau.
Reste désormais à savoir si cette réglementation permettra de relancer l’industrie photovoltaïque en Europe, principal objectif du dispositif. Sur les six marques aujourd’hui éligibles, quatre sont effectivement européennes. Mais rien ne garantit qu’elles décrocheront des parts de marché majoritaires.
Un point mérite d’être signalé : en décembre 2025, Certisolis avait retiré quatre modules du fabricant chinois DMEGC de sa liste pour un défaut de traçabilité, une première pour l’organisme. Preuve que la certification n’est jamais acquise définitivement et que les seuils peuvent aussi jouer dans l’autre sens.
Quelques mois après l’entrée en vigueur du dispositif, seuls le Français Voltec et le Chinois JinkoSolar figuraient sur la liste des fabricants certifiés. Or, selon Que Choisir, c’est JinkoSolar qui captait déjà la plus grande part du marché. Le fabricant chinois explique en effet qu’il lui a suffi d’utiliser des matériaux provenant d’Europe et d’assembler ses panneaux dans des pays dont le mix électrique est moins carboné que celui de la Chine pour satisfaire aux critères fixés par le gouvernement.