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Actualité : BYD hésite : une usine en France a toutes ses chances de voir le jour, sauf si ce pays voisin est plus intéressant
BYD est en pleine réflexion pour lancer une seconde méga-usine en Europe afin d’éviter d’être sanctionné pour ses importations dans nos contrées, et la France est en lice aux côtés d’un de nos voisins.
© BYD - Une usine en France ou en Espagne, BYD ferait son choix très prochainement
BYD s’apprête à introduire un second site de production pour ses voitures hybrides et électriques en Europe, mais tout n’est pas encore bien sûr. Le cœur de la marque chinoise hésite entre la France et l’Espagne, soit les deux seuls pays retenus après avoir écumé le Vieux Continent. Un choix devrait rapidement être fait, histoire de sortir au plus vite des sanctions européennes face aux véhicules importés depuis l’étranger.
Face à l’Industrial Accelerator Act de l’Union européenne, cherchant à préserver la base industrielle locale pour la production, BYD cherche des échappatoires aux taxes douanières liées aux importations de ses véhicules. La solution la plus simple est toute trouvée : produire directement sur place.
Après une première usine en Hongrie, dont la production devrait débuter au second semestre 2026, les choses s’accélèrent logiquement. À l’occasion de la Reuters Automotive Europe, Alfredo Altavilla, conseiller spécial de BYD pour l’Europe, a en effet avoué que la France et l’Espagne sont les deux candidats encore en lice pour la deuxième méga-usine du groupe sur le territoire européen.
Il ajoute que la décision finale devrait être prise très prochainement, avec “deux équipes qui mènent des recherches dans différentes juridictions” au cours de cette semaine. “Nous sommes donc sur le point d'y arriver”, explique-t-il en parlant de ce second site de production.
L’Allemagne est au passage totalement écartée de la liste finale, notamment à cause de coûts opérationnels jugés comme beaucoup moins compétitifs que les autres alternatives. La piste italienne, pourtant finaliste en mai, est également hors course chez BYD. Pour rappel, l’objectif n’est pas de construire de zéro un nouveau site de production, mais plutôt d’en reprendre un déjà existant. Un choix logique qui permettrait de passer au plus vite à l’action face à l’urgence.
Effectivement, le fait de produire en Europe permettrait à la marque chinoise d’éviter des taxes douanières allant de dix à quarante pour cent sur chaque véhicule électrique importé neuf. Commencer au plus vite la production, que ce soit en Espagne ou en France, est donc primordial pour échapper à cette sanction financière européenne.
Reste maintenant à patienter pour savoir si BYD dynamisera l’emploi avec sa nouvelle usine dans l’Hexagone ou chez nos voisins ibériques.
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