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VIDEO. "On a devant nous des individus qui ont la volonté de commettre des violences", affirme la porte-parole de la Police nationale à propos du mouvement lycéen
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Interrogée sur les interventions des forces de l'ordre, Agathe Foucault défend le "discernement" des forces de l'ordre. "Cinq enquêtes IGPN sur 5 000 interpellations, c'est un ratio qui est très faible", souligne-t-elle.
"On a surtout devant nous des individus, qu'ils soient mineurs ou non, qui ont la volonté de commettre des violences", déclare Agathe Foucault, commissaire de police et porte-parole de la Police nationale, à propos des mobilisations lycéennes qui durent depuis une semaine, samedi 3 octobre sur franceinfo.
Selon elle, la situation a évolué depuis le début du mouvement, où des manifestations plus calmes avaient lieu. "On a aujourd'hui des individus qui viennent au contact des policiers, qui commettent des dégradations", déclare Agathe Foucault. Dans ce contexte, les forces de l'ordre interviennent désormais "dans un cadre de violences urbaines" et non dans celui d'une manifestation classique, explique-t-elle. "Nous intervenons pour interpeller et pour faire cesser les infractions."
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La porte-parole de la Police nationale décrit des profils d'individus parfois mineurs, "extrêmement mobiles" qui font preuve de "grande violence", notamment lors de dégradations de collèges, de lycées et de véhicules de pompiers. Elle distingue plusieurs profils parmi les participants. Certains lycéens sont "un peu suiveurs" et se rendent dans les rassemblements "sans volonté particulière de commettre des dégradations ou des violences", explique-t-elle. D'autres individus rejoignent les mobilisations avec des objets pouvant servir à commettre des violences. "Ce sont des parties d'échafaudage, des haches, des cocktails Molotov", détaille la commissaire à propos d'objets découverts lors de contrôles.
Interrogée sur les interventions policières qui sont parfois décriées et jugées violentes, Agathe Foucault défend le "discernement" des forces de l'ordre. "Cinq enquêtes IGPN sur 5 000 interpellations, c'est un ratio qui est très faible", souligne-t-elle. "Cela montre vraiment la proportionnalité dont font preuve les policiers au quotidien aujourd'hui", estime la porte-parole.
Concernant les personnes blessées lors des interventions, la commissaire reconnaît que "le résultat, effectivement, n'est pas satisfaisant". "Notre objectif, lorsqu'on intervient, ce n'est pas de blesser", assure-t-elle. "En revanche, notre travail, c'est de faire cesser une infraction, c'est d'empêcher la commission d'une infraction, c'est d'interpeller."
Agathe Foucault fait également état de plus de 600 policiers blessés depuis le début du mouvement. "On a des images qui sont extrêmement choquantes aussi", déclare-t-elle, avant de saluer "le courage des policiers".
Ce week-end "devrait être plus calme" en raison de l'absence de cours dans les lycées, explique Agathe Foucault. Les forces de l'ordre seront toutefois mobilisées "dès lundi matin" et même ce week-end et pour assurer "des dispositifs de sécurisation et d'intervention en cas de besoin", avant un nouvel appel à la mobilisation mardi.