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Anthropic veut entraîner Claude avec votre voix : voici le nouveau réglage à connaître
Anthropic commence à demander l’autorisation d’utiliser les conversations vocales de Claude pour entraîner ses modèles. Le partage reste facultatif et bénéficie de son propre réglage. Une distinction importante, que l’on retrouve aussi chez ChatGPT et Gemini : refuser de donner sa voix ne signifie pas forcément que sa transcription sera elle aussi écartée.
Parler à Claude pourrait désormais contribuer à entraîner les futures versions de l’IA, mais seulement si vous l’acceptez. Anthropic commence à afficher une nouvelle demande d’autorisation concernant les enregistrements et les données issus des conversations vocales. Selon BleepingComputer, l’entreprise veut s’en servir pour améliorer la compréhension de la parole et les réponses de ses modèles.
Lors de l’apparition du nouvel écran, l’utilisateur peut accepter le partage ou choisir Pas maintenant. Dans l’interface observée ce week-end par BleepingComputer, l’option est désactivée par défaut.
Anthropic aurait surtout prévu un réglage distinct de celui qui concerne les conversations écrites et les sessions Claude Code. Il deviendrait donc possible d’autoriser l’utilisation de ses échanges textuels pour améliorer les modèles tout en refusant celle de ses enregistrements vocaux, ou inversement.
Le bouton se trouve dans les paramètres de confidentialité. Anthropic indique également qu’un utilisateur peut revenir sur sa décision et supprimer les données vocales concernées.
Les captures publiées par nos confrères montrent ce réglage dans une interface en anglais, sans préciser le périmètre géographique du déploiement. Au moment d'écrire ces lignes, cette option n'était pas disponible sur les comptes que nous avons testés depuis la France, sur mobile et sur le Web.
Cette séparation mérite d’être regardée de près. Lorsqu’on parle à un assistant, deux types de données peuvent en effet coexister : l’enregistrement de notre voix et le texte qui en est extrait. Refuser l’un n’entraîne pas nécessairement le refus de l’autre.
Même logique du côté de Gemini. Google propose une option distincte pour partager les enregistrements audio, les vidéos et les partages d’écran issus de Gemini Live. Elle est désactivée par défaut et, lorsqu’elle est activée, certains extraits peuvent notamment être examinés par des personnes chargées d’améliorer les services. Le texte issu de ces conversations dépend, lui, du réglage Conserver l’activité, activé par défaut pour les utilisateurs adultes. Vous savez maintenant quelles options désactiver… ou pas.