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Test HTC Vive Eagle : ces lunettes connectées misent sur la confidentialité pour exister face aux Ray-Ban Meta
Un an après leur lancement à Taïwan, les lunettes connectées de HTC sont enfin disponibles en France. Néanmoins, elles arrivent dans un marché que Meta écrase pour l'instant de tout son poids. Pour se démarquer, les Vive Eagle jouent la carte de la vie privée et du libre choix de l’IA.
Il n'y a pas si longtemps, HTC était un titan de la tech, capable de rivaliser avec Apple et Samsung sur le très relevé (et lucratif) marché des smartphones. Mais demandez aujourd'hui à n'importe quel adolescent s'il connaît la marque, et il y a de grandes chances pour qu'il vous rende un regard vide. Il faut dire que le fabricant taïwanais ne pèse aujourd'hui plus grand-chose dans la tech grand public, surtout depuis le déclin de la réalité virtuelle, alors que ses casques Vive suscitaient un certain engouement.
Pour rebondir, la marque a décidé de s'attaquer à une catégorie de produits en plein essor : les lunettes connectées. Les ventes de modèles sans écran ont en effet bondi de 210 % sur un an au premier trimestre 2026, et Meta y règne presque sans partage avec 84 % de part de marché. Voilà pour le contexte.
Lancées à Taïwan il y a environ un an, les Vive Eagle arrivent enfin chez nous. Annoncées en France le 3 septembre 2026, elles sont officiellement disponibles depuis quelques jours seulement par le réseau des opticiens. Sur le papier, leur fiche technique est assez intéressante, puisqu'elles intègrent une puce Qualcomm Snapdragon AR1 Gen 1 épaulée par 4 Go de mémoire vive et 32 Go de stockage, une caméra ultra grand-angle de 12 mégapixels (Mpx) logée dans la charnière, des verres Zeiss remplaçables, quatre microphones, du wi-fi 6E et du Bluetooth 5.3.
HTC ajoute à sa recette deux arguments pensés pour se démarquer, à savoir le libre choix de l'assistant IA et une communication très appuyée sur la protection des données.
Au moment de leur sortie, les Vive Eagle sont proposées en France à partir de 469 €.
HTC propose ses lunettes en deux formats. D'un côté, la Pantos et ses verres ronds ; de l'autre, la Square et son allure wayfarer. C'est la première citée que nous testons ici, mais seul le design change entre les deux déclinaisons, le versant technique demeurant identique.
Nos Pantos affichent 48,8 g sur la balance, verres compris, quand les Square grimpent à 51,5 g. Dans les deux cas, cela reste très raisonnable pour un accessoire qui embarque puce, caméra, batterie et haut-parleurs dans ses branches.
Le modèle HTC Vive Eagle Pantos" align="center" copyright="Les Numériques" watermark="yes" exif="no"]Le modèle Pantos.
La monture abrite par ailleurs deux boutons physiques. Celui de la branche gauche gère l'allumage et le déclenchement de l'assistant IA, tandis que celui de droite pilote la caméra. Une surface tactile prend place sur la branche droite pour la navigation. Signalons que l'ensemble est certifié IP54, de quoi encaisser les projections d'eau et la poussière, mais certainement pas une immersion.