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Actualité : Même Microsoft n'y croit plus : Copilot plafonne à 1 % d'adoption après trois ans de matraquage
Intégré de force dans Windows 11 et toute la suite Office depuis trois ans, l'assistant IA de Microsoft affiche un taux de souscription famélique et un usage hebdomadaire qui plafonne à 1 % de la base installée. Les prix, eux, viennent d'augmenter.
© Mijansk786 - Moins de 5 % des abonnés Microsoft 365 paient pour Copilot, et une fraction seulement l'ouvre chaque semaine.
Microsoft a greffé Copilot sur chaque recoin de sa suite bureautique : Word, Excel, Outlook, Teams, jusqu'à la barre des tâches de Windows 11. En mars dernier, l'entreprise avait déjà dû effacer la marque Copilot de plusieurs composants de l'OS face aux critiques. Les chiffres d'adoption commerciale confirment aujourd'hui l'ampleur du rejet.
Sur les 450 millions de clients commerciaux de Microsoft 365, moins de 4,5 % souscrivent à l'extension payante, selon un rapport de Fortune. Parmi ces souscripteurs, seuls 20 à 30 % ouvrent l'outil au moins une fois par semaine. Ramené à l'ensemble de la base, le taux d'usage hebdomadaire avoisine donc 1 %.
La facture a de quoi refroidir. La version complète de Copilot coûte environ 28 euros HT par mois et par licence pour les grandes entreprises (version Enterprise), en supplément de l'abonnement Microsoft 365. Les structures de moins de 300 postes déboursent autour de 19,60 euros HT depuis l'expiration des tarifs promotionnels. En parallèle, Microsoft a relevé le plan Business Standard d'environ 12,50 à 14 euros mensuels dès le 1er juillet 2026. Résultat : le total peut dépasser 42 euros HT par poste côté Enterprise et frôler les 34 euros côté Business, pour accéder à l'IA intégrale.
Copilot intègre désormais les modèles d'Anthropic, un concurrent, pour compenser les limites de son propre moteur.
En interne, le ton est lucide. Un mémo de Jacob Andreou, vice-président exécutif en charge de Copilot, rapporté par The Decoder le 3 juillet, pose le constat sans fard : l'outil doit "mériter d'exister" ("earn the right to exist"). Car la version gratuite, Copilot Chat, embarquée d'office dans les abonnements éligibles, concentre l'essentiel de l'usage. La valeur perçue du palier supérieur reste trop faible pour enclencher une conversion à grande échelle.
Signe révélateur : Microsoft a ouvert Copilot Chat, Copilot Studio et l'agent Researcher aux modèles Claude d'Anthropic dès juin 2026, concédant en creux que son propre moteur ne suffit pas à convaincre. Sur le terrain des développeurs, le tableau est similaire. GitHub Copilot revendique 4,7 millions d'abonnés payants (janvier 2026), un chiffre solide en apparence, mais Cursor et Claude Code ont affiché une croissance plus soutenue sur l'année écoulée et grignotent progressivement son avance.
En relevant ses tarifs alors que l'adoption reste aussi ténue, Microsoft fait un pari assumé : que le bundling finisse par accomplir ce que le produit seul n'a pas su provoquer.
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