// FRANCEINFO FAITS DIVERS — CRONACA
Le ministère de l'Intérieur a lancé une procédure de dissolution contre l'association d'extrême droite Egalité et Réconciliation de l'essayiste Alain Soral
Celle-ci pourrait être prononcée à l'issue d'un échange contradictoire actuellement "en cours", a fait savoir Beauvau.
Pour sauvegarder cet article, connectez-vous ou créez un compte franceinfo
Le ministère de l'Intérieur envisage de dissoudre l'association d'extrême droite Egalité et Réconciliation fondée par l'essayiste Alain Soral, a appris franceinfo auprès de Beauvau, dimanche 11 octobre, confirmant une information de Libération. "Une mesure de dissolution est envisagée", a fait savoir le ministère, évoquant un "contradictoire en cours, à l’issue duquel la dissolution pourra intervenir".
L'essayiste Alain Soral a été condamné plus d'une vingtaine de fois, notamment pour provocation à la haine et contestation de crimes contre l'humanité. Son nom a récemment refait surface dans la foulée des révélations de Mediapart sur les écrits antisémites que Jordan Bardella aurait tenus du temps de ses débuts au Front national il y a treize ans.
"Une base d'extrême droite, avec aussi des gens racisés" : qu'est-ce que la "génération Alain Soral", à laquelle Jordan Bardella est accusé d'avoir appartenu ?
Alain Soral, de son côté, dénonce "une volonté de mise à mort de notre association", dans un communiqué publié sur son site. Il évoque "une procédure inique" motivée par une "sempiternelle et creuse accusation de 'provocation à la haine'". L'essayiste évoque "un délai de dix jours pour observations, conformément à la procédure contradictoire". Il est aujourd'hui exilé en Russie, selon Mediapart, pour échapper à des poursuites judiciaires en France et en Suisse.
Vous pouvez désormais privilégier l'affichage des articles de franceinfo dans les résultats de recherche Google. Comment ça marche ?
Mobilisation des lycées : "La Macronie assume de piétiner l'État de droit", dénonce la députée du groupe Ecologiste et social Clémentine Autain
D'importantes dégradations à l’université de Nantes après une occupation
En Espagne, une "maison de l'enfant" pour victimes de violences