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Une « voiture à vivre » plutôt qu’un SUV : Renault ressuscite l’Espace avec ce concept de monospace électrique
Il y a des retours qu’on n’attendait plus. 42 ans après le lancement du premier Espace, Renault ressort le mot « monospace » du placard, au moment où la marque ne vend plus grand-chose qui lui ressemble : le dernier Espace du nom n’est plus vraiment un Espace dans le sens où il s’agit d’un Renault Austral rallongé, Renault Austral qui n’est autre qu’un SUV.
Le E-Space Concept, dévoilé au Mondial de l’Auto de Paris 2026, ne dit pas si une série suivra. Il dit en revanche où Renault veut placer son discours : du côté des « voitures à vivre », une formule que la marque martèle désormais à chaque occasion.
Il faut dire que les SUV sont rarement les modèles les plus logeables, même si leur gabarit veut nous faire croire le contraire.
Avec ses 4,70 mètres de long, 2,02 mètres de large et 1,67 mètre de haut, le concept affiche des proportions volontairement proches de celles de l’Espace de 1984. Les porte-à-faux sont courts, la ceinture de caisse basse et la garde au sol contenue, ce qui l’éloigne nettement de la silhouette haute d’un SUV.
Le pare-brise prolonge le capot, clin d’œil assumé au « profil TGV » du modèle d’origine, tandis que le becquet perché en haut de la poupe évoque les Espace 2 et 3. Le dessin est lisse, presque austère, structuré par une signature lumineuse en « U » autour de la calandre.
Un bas de caisse noir, façon « skateboard », est censé alléger la vue de profil. Reste le détail qui rappelle qu’on est devant un concept : des jantes de 23 pouces, et une lame de pare-chocs avant mobile censée se rapprocher de la route pour l’aérodynamique. Deux éléments dont on voit mal l’arrivée telle quelle sur une voiture de série.
C’est l’idée centrale du projet : dessiner d’abord un habitacle entièrement vitré, inspiré de l’architecture de Mies van der Rohe, puis y accrocher la carrosserie – un peu à la manière d’une certaine… Ferrari Luce.
Toit en verre, vitres latérales descendant sous la ceinture de caisse, montant de custode qui semble flotter. L’effet visuel est séduisant sur les images. Dans la vraie vie, on pense aussitôt à la chaleur, aux reflets, à l’intimité et au poids d’une telle surface vitrée, sujets que le communiqué n’aborde pas.
Renault ne communique d’ailleurs ni autonomie, ni capacité de batterie, ni puissance, ni poids. On sait que c’est électrique, point.
6 sièges individuels sur plancher plat, aux coques laquées inspirées de Pierre Paulin, des portes antagonistes sans pied milieu : l’intérieur cherche ouvertement à ressembler à une pièce de vie.