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Mondial de l’Auto 2026 : Smart va créer l’événement avec sa nouvelle #2
Smart relance sa petite citadine à deux places, cette fois en 100 % électrique. Au Mondial de l’Auto de Paris, la marque a dévoilé ce lundi 12 octobre la #2, héritière de la Fortwo, avec 290 km d’autonomie WLTP annoncés et un prix d’appel de 19 990 euros.
Depuis l’arrêt de l’EQ Fortwo en 2024, Smart ne vendait plus que des SUV électriques fabriqués en Chine, les #1, #3 et #5. Mercedes-Benz avait cédé la moitié de la marque à Geely en 2019, et la coentreprise revient aujourd’hui au format qui a fait sa réputation. Les journalistes, seuls admis porte de Versailles ce lundi avant l’arrivée du public mardi, ont retrouvé sur le stand les roues repoussées aux quatre coins et le hayon en deux parties de l’ancienne Fortwo. « Le moment est venu d’écrire le prochain chapitre de la smart biplace », a lancé Wolfgang Ufer, P.-D.G de Smart Europe. Smart a corrigé sur cette #2 les défauts de l’ancienne Fortwo électrique. Pour la même somme, les acheteurs peuvent cependant choisir une citadine à quatre places.
Sous le plancher, Smart a installé une batterie LFP de 35,8 kWh, deux fois plus grosse que celle de l’EQ Fortwo (17,6 kWh). Le constructeur annonce avec elle 290 km d’autonomie WLTP, contre 133 km pour l’ancienne génération. Ses propriétaires ne pouvaient pas la brancher sur une borne rapide en courant continu. Sur ce type de borne, il faut désormais une vingtaine de minutes pour recharger la batterie de la #2 de 10 à 80 %, avec une puissance maximale de 65 kW, d’après Smart. Les futurs propriétaires pourront donc envisager un trajet vers la périphérie, alors qu’avec l’ancienne Fortwo, mieux valait garder une prise à proximité.
À domicile, tout dépend de la finition. Smart équipe la version Pure d’un chargeur embarqué monophasé de 7,4 kW, et il faut alors environ cinq heures pour une recharge de 10 à 80 %, contre un chargeur de 11 kW sur les trois autres versions. La #2 peut aussi alimenter un appareil électrique extérieur grâce à la fonction V2L, à condition d’acheter un adaptateur vendu à part.
Smart a conçu en interne la plateforme Electric Compact Architecture (ECA) de cette citadine. Les roues arrière sont entraînées par un moteur de 60 kW pour 130 Nm de couple, et d’après le constructeur, aucune autre voiture de sa catégorie ne dispose d’une suspension arrière à cinq bras. Avec 2 746 mm de long, la #2 mesure environ 5 cm de plus que l’EQ Fortwo, pour un diamètre de braquage de 6,95 m entre trottoirs. Le directeur du design de la marque, Kai Sieber, voulait une citadine « qui ne se contente pas de faciliter la vie, mais qui procure également de la joie à son conducteur », expliquait-il en avril, lors de la présentation du concept.
Smart proposera sa #2 à partir de 19 990 euros en France, au même tarif qu’en Allemagne et en Italie. La marque installe de série, sur toutes les versions, un régulateur de vitesse adaptatif avec fonction Stop & Go et son assistance à la conduite Pilot Assist. L’acheteur d’une Pure doit en revanche faire avec le chargeur de 7,4 kW. Selon la grille allemande, il faut ajouter 1 000 euros pour obtenir, avec la Pure+, la recharge à 11 kW et un siège conducteur chauffant. La Premium, à 24 490 euros, est équipée d’un toit vitré et d’un système audio Sennheiser à sept haut-parleurs, tandis que l’édition Couture, à 25 690 euros, est limitée à 999 exemplaires en Europe.
Smart ouvre ses précommandes européennes ce mardi 13 octobre chez ses distributeurs partenaires. Il faudra attendre le premier semestre 2027 pour commander en ligne, et les premières livraisons sont prévues l’an prochain.
Renault propose de son côté sa Twingo E-Tech électrique à 19 490 euros en finition Evolution. Sa batterie LFP de 27,5 kWh est plus petite, mais la Twingo compte quatre places et cinq portes, contre deux places et deux portes pour la Smart. Fred Lambert, rédacteur en chef du site spécialisé Electrek, retient surtout un argument en faveur de la biplace, le stationnement. À Paris ou à Rome, une voiture de moins de 2,8 mètres s