// FRANCEINFO FAITS DIVERS — CRONACA
"Il a paru nécessaire de le placer en détention" : qui est l'adolescent interpellé mercredi, soupçonné d'être en lien avec le jeune tireur d'Aubagne ?
Pour sauvegarder cet article, connectez-vous ou créez un compte franceinfo
Rebondissement dans l'enquête sur l'adolescent accusé d'avoir tiré au fusil sur une enseignante et le proviseur de son établissement à Aubagne (Bouches-du-Rhône). On apprend, jeudi 15 octobre, qu'un autre mineur a été interpellé dans le Nord quatre jours après les faits. Le suspect et ce dernier étaient apparemment en lien sur les réseaux sociaux.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Alors que le jeune tireur d'Aubagne commence à expliquer son geste, un second mineur a été placé en garde à vue, mercredi 14 octobre, en fin de journée. Il est âgé de 13 ans et a été interpellé à Armentières, dans le Nord. L'adolescent était en contact avec le collégien d'Aubagne via TikTok, et via la mouvance True Crime Community, qui glorifie les tueries de masse, et dont un geste d'adhésion a été retrouvé sur une photo postée par le suspect.
Sur TikTok, notamment, nous avons repéré de nombreux contenus, comme l'un d'eux, rendant hommage à des auteurs de fusillade dans des écoles aux États-Unis. Le tireur d'Aubagne, lui, a été placé en détention provisoire hier. Il a passé sa première nuit en prison. "Il a paru nécessaire de le placer en détention provisoire à ce stade des investigations pour permettre à celles-ci de se dérouler correctement, de prévenir la réitération des actes", explique Olivier Christen, procureur de la République antiterroriste.
Devant l'établissement du garçon, ce jeudi matin, à Aubagne, les cours n'ont pas encore repris mais une cellule d'écoute reste en place pour un temps d'échange avec les élèves. "J'ai entendu des choses qui font peur. Moi, je pense que c'est bien d'en reparler pour un peu oublier ce qu'il s'est passé et ne plus y penser", commente un élève. "Je pense que c'était très important qu'ils puissent reprendre avant les vacances pour éviter d'avoir à cogiter pendant 15 jours et de rester sur cette expérience traumatisante", souligne une femme.
Des policiers encadrent l'entrée du collège, fouillent les sacs. Une présence qui apaise les parents : "Je suis rassurée aujourd'hui parce que l'école est protégée. Mais on espère que, par contre, ce n'est pas qu'aujourd'hui et qu'à la rentrée, que tout ne sera pas oublié et que ça ne va pas reprendre comme avant. La sécurité va être renforcée pour toujours", réagit une mère.
Au collège Lakanal, les cours ne reprendront qu'après les vacances de la Toussaint.
Vous pouvez désormais privilégier l'affichage des articles de franceinfo dans les résultats de recherche Google. Comment ça marche ?
"S'imaginer qu'il avait tout prévu…" : l'adolescent suspecté d'avoir ouvert le feu dans un collège à Aubagne écroué après avoir reconnu la préméditation