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Actualité : J'ai passé 7 jours avec un airfryer : de la bonne surprise... jusqu'à l'overdose
Les airfryers cartonnent, mais leur succès me laissait jusqu'ici de marbre. Pour percer le secret de cet engouement mondial, je me suis lancé un défi : bannir mon four traditionnel et cuisiner exclusivement au Airfryer pendant sept jours. Récit d’une expérience intense, entre divine surprise et gros ratés.
© Philips - 7 jours avec un airfryer : de la bonne surprise jusqu'à l'overdose
Cet article n'a absolument pas pour objectif de faire la moral auprès des consommateurs intéressés par les airfryers. Il exprime simplement un intérêt très personnel et n'engage d'aucune façon la rédaction de Les Numériques. En aucun cas, il n'est dirigé contre Philips qui, avec son Airfryer NA352/00, signe un produit bien conçu et tout à fait recommandable. L'expérience aurait pu être réalisée avec un modèle Ninja, Beko, Cecotec, Cosori ou Moulinex, le récit aurait sans aucun doute été le même. Bonne lecture !
Cela fait maintenant 10 ans que je navigue au sein de la rédaction des Numériques. Dans notre univers tech, la rubrique Maison est un éternel laboratoire de tendances : certaines font un flop mémorable (pensée émue pour les machines à pain), tandis que d'autres s'imposent comme de vraies révolutions du quotidien (l'avènement des aspirateurs-robots).
Au milieu de tout cela, il y a le cas épineux des airfryers. Depuis de longs mois, ces appareils défraient la chronique avec une promesse magique : une cuisine ultra-rapide et saine. Pourtant, pour notre équipe d'experts, l'explication technique est limpide : il ne s'agit "juste que d'un mini-four posable" à chaleur pulsée. Une résistance, un ventilateur, un panier, et basta cosi !
Ma perplexité face au phénomène et ma dévotion éternelle pour mon lectorat — j'en fais trop là ? — m'ont conduite à me donner pour mission de cuisiner à l'airfryer pendant une semaine, délaissant mon bon vieux Thermomix pour cet équipement que la planète s'arrache. Cela pourrait peut-être m'aider à mieux comprendre le phénomène, et par la même occasion, être plus pertinente dans mes articles.
Ni une ni deux, j'emprunte à Mathieu, notre expert sur cette thématique, un airfryer de compétition avec un double panier pour effectuer deux types de cuisson distinctes et simultanées : le Philips Airfryer NA352/00. Ce produit est noté 4 étoiles par notre labo, il n'a pas besoin de préchauffage et assure un bon respect des températures. Bref, nous l'avons testé, nous l'avons aimé ; je me sens bien accompagnée.
Ayant martelé à qui veut l'entendre qu'un airfryer, c'est comme un four, pas question pour moi, grande prêtresse de l'électroménager, de me laisser intimider par un engin quel qu'il soit. Je fonce donc tête baissée dans les entrailles de mon réfrigérateur, faisant l'impasse sur les suggestions de recettes et le mode d'emploi du fabricant. Je me lance dans la cuisson d'un butternut rôti accompagné de saucisses déjà pré-cuites par mon boucher. En somme, la promesse d'un repas équilibré et savoureux.
Après avoir déposé mon légume bien découpé dans la cuve principale et ma viande dans la plus petite, je lance les programmes de cuisson idoines en me fiant aux icônes du panneau de commandes. À l'issue de 22 min de cuisson à 180 °C, mon butternut est ressorti bien trop cuit ! Damned, les extrémités étaient même brûlées à certains endroits, et globalement, on ressent un gros manque d'homogénéité dans la cuisson. Quant à la saucisse, si elle est bien grillée autour, elle manque relativement de cuisson à l'intérieur. Il m'a même fallu arrêter la cuisson pour éviter le carnage.
En somme, mon repas du soir est tristoune : il y a beau avoir de la matière grasse, l'ensemble est quand même assez sec. Déçue, je comprends que mon utilisation de l'airfryer n'est pas optimale et décide pour le lendemain de me référer aux recettes préconisées par Philips.