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TEMOIGNAGE. "Tout était ravagé… C'était apocalyptique" : à Paris, un commerçant raconte le pillage de sa boutique
À Paris, les commerçants font le bilan des pillages et des dégradations en marge de la mobilisation du 17 octobre. Dans le 10e arrondissement, le magasin Boxing Shop a été vandalisé. Son gérant raconte sur franceinfo une nuit éprouvante et s'interroge désormais sur la possibilité de rouvrir sa boutique.
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"Le week-end a été très éprouvant", confie lundi 19 octobre sur franceinfo Yannick Bitton, le gérant du magasin Boxing Shop, situé dans le 10e arrondissement de Paris, vandalisé samedi soir en marge des manifestations. "Quand on est arrivés pendant la nuit [samedi], c'était quasiment une zone de guerre. Tout était ravagé, notre magasin pillé, d'autres commerces brûlés. C'était apocalyptique", se souvient-il.
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"Juste après 23 heures, raconte-t-il, un des riverains m'envoie un message en me disant : 'Votre magasin est en train d'être pillé.' À ce moment-là, je prends mon téléphone, j'appelle la police. Mais on me répond tout simplement qu'on ne peut pas venir pour le moment. Ils sont complètement débordés, j'imagine. Donc, ils me laissent comme ça, en plan". Yannick Bitton se rend finalement sur place vers 2 heures du matin "quand ça s'était un peu calmé". Mais alors il ne peut que constater l'ampleur du "carnage". "Quand vous avez 3 heures devant vous pour rentrer dans un magasin et faire ce que vous voulez, que voulez-vous qu'on y trouve ?"
Une "très grosse partie" de son stock a été volée. Le vendeur de ce magasin spécialisé explique qu'il n'a "plus de textile, plus de chaussures de boxe", que "beaucoup de gants très haut de gamme" ont été volés. Ce commerçant déplore "des vols", mais aussi "de la casse". "Certains éléments de décoration ont été cassés dans la boutique, regrette-t-il. Cette boutique a bientôt trente ans. C'est dur de rentrer et voir tout le travail effectué depuis tant d'années être mis par terre."
Yannick Bitton n'est pas encore en mesure d'évaluer les dégâts. Dimanche encore de nouveaux pillages ont eu lieu dans la capitale.
"On est en plein nettoyage. Le problème, c'est qu'hier, on a dû fermer plus tôt encore parce qu'il commençait à y avoir encore des échauffourées."
Il doit désormais porter plainte et contacter son assurance. "Le problème que j'ai actuellement c'est de savoir quand est-ce qu'on pourra rouvrir ?, insiste le commerçant. Est-ce qu'on va reprendre le risque de remettre du stock dans le magasin ? Alors bien sûr on va on essaye de tout sécuriser un maximum, mais je ne sais pas en fait. J'étais super positif hier, mais là je suis un peu plus mesuré. Si ça continue, qu'est-ce qu'on fait en fait ?"
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