// FUTURA SCIENCES — SPAZIO & SCIENZA
Graisse abdominale : une injection qui détruit les cellules graisseuses suscite un nouvel espoir
On sait que l’obésité impacte le fonctionnement du cerveau, mais une récente étude va plus loin : ce n’est pas seulement la quantité de graisse qui compte, mais aussi sa localisation dans le corps. En fonction de l’endroit où elle s’accumule, les effets sur la structure cérébrale et les capacités cognitives pourraient différer. Décryptage.... Lire la suite
Vous culpabilisez à chaque kilo repris ? Et si l’effet « effet yoyo » n’était pas l’ennemi juré de votre santé ? Une étude scientifique vient bousculer les idées reçues. Même lorsque la balance remonte, votre organisme, lui, pourrait garder en mémoire les bénéfices des régimes passés. De quoi regarder vos tentatives de perte de poids sous un tout nouveau jour et, peut-être, vous réconcilier avec vos efforts.... Lire la suite
Quand on cherche à perdre du ventre, on pense surtout aux kilos sur la balance ou au pantalon devenu trop serré. Mais une partie de la graisse abdominale se cache plus profondément, autour des organes. Un médicament expérimental pourrait agir sur cette graisse liée à plusieurs maladies chroniques, tout en offrant une piste pour limiter la reprise de poids.
[EN VIDÉO] Raphaël Moriez, neurobiologiste à l’université de Nantes, explique le lien qu’il vient de découvrir avec ses collègues entre le système nerveux entérique, aussi appelé « second cerveau », et l’obésité. © Inserm
Votre ventre ne se résume pas à la graisse que vous pouvez pincer entre les doigts. Derrière les muscles abdominaux se trouve aussi la graisse viscérale. Son accumulation est associée à un risque accru de diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires. C'est à cette graisse qu'une équipe s'est intéressée en étudiant le CBL-514, développé par l'entreprise taïwanaise Caliway Biopharmaceuticals. Présentés au congrès 2026 de l’Association européenne pour l’étude du diabète, ses résultats ouvrent une piste prometteuse : agir directement sur la durée de vie des cellules graisseuses.
Lorsque l'on perd du poids avec un régime classique ou certains traitements, les cellules graisseuses, ou adipocytes, diminuent de volume mais restent présentes, prêtes à se remplir à nouveau. C'est l'un des fameux engrenages de l'effet yo-yo. Le CBL-514 suit une autre logique : déclencher leur apoptose, autrement dit leur mort programmée, sans altérer les autres cellules. En les éliminant physiquement, le traitement espère limiter la quantité de graisse capable de se recharger par la suite.
Le produit avait déjà montré des effets sur la graisse sous-cutanée. Dans un essai randomisé de 76 participants, publié en 2025 dans Aesthetic Surgery Journal, près de 70 % des personnes traitées avaient perdu au moins 150 millilitres de cette graisse abdominale huit semaines après le dernier traitement, contre aucune sous placebo. Ce résultat ne concernait toutefois pas la graisse entourant les organes.
On sait que l’obésité impacte le fonctionnement du cerveau, mais une récente étude va plus loin : ce n’est pas seulement la quantité de graisse qui compte, mais aussi sa localisation dans le corps. En fonction de l’endroit où elle s’accumule, les effets sur la structure cérébrale et les capacités cognitives pourraient différer. Décryptage.... Lire la suite
La nouvelle analyse cherche justement à savoir si les effets vont au-delà de cette couche superficielle.
Les chercheurs ont repris les IRM de participants à deux essais de phase 2. Selon le communiqué de Caliway Biopharmaceuticals, le sous-groupe comprenait 41 personnes au départ : 23 sous CBL-514 et 18 sous placebo. Quarante disposaient de données au suivi à huit-douze semaines. Leur indice de masse corporelle était compris entre 22 et 30 : elles n'étaient donc pas toutes en surpoids.