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À bord du Rivian R2 : j’ai peut-être trouvé le remplaçant de ma Tesla
Ça faisait longtemps que je l’attendais, celui-là. J’avais essayé le Rivian R1T (pickup) et croisé le R1S (SUV) : deux engins impressionnants, mais pensés pour les routes et les parkings américains. Le R2 est le Rivian « raisonnable », plus petit et moins cher, et surtout celui que la marque a désigné comme son premier modèle pour l’Europe.
De passage à San Francisco, je suis donc allé au showroom Rivian. Je précise tout de suite : c’était une découverte statique. Je n’ai pas roulé avec, donc vous ne trouverez ici aucune impression de conduite. En revanche, je suis monté à l’avant, à l’arrière, j’ai ouvert les coffres, touché les matériaux et joué avec l’interface aussi longtemps que le vendeur me l’a permis.
Le modèle exposé était un R2 Performance à deux moteurs et transmission intégrale, avec la batterie de 88 kWh, dans la teinte Launch Green réservée au Launch Package. Il avait des jantes de 21 pouces « Liquid Tungsten » en pneus toutes saisons, l’intérieur Black Crater Signature, et sortait de l’usine de Normal, dans l’Illinois. C’est la seule version livrée pour l’instant : les livraisons ont commencé le 9 juin 2026.
Première surprise : de loin, j’ai eu du mal à savoir si j’avais un R2 ou un R1S devant moi. Côte à côte, on voit bien que le R2 est plus compact, mais de loin, ce n’est pas si simple. On retrouve la signature lumineuse avant de Rivian, ces deux phares tout arrondis qui donnent à la voiture une bouille franchement mignonne. C’est toujours aussi réussi.
Les chiffres confirment cette impression. Le R2 mesure 4,72 m de long, contre 5,10 m pour le R1S. Il fait environ 1,90 m de large hors rétroviseurs, comme un Model Y. Aux États-Unis, il passe presque pour une petite voiture. En Europe, il a exactement le bon gabarit, et Rivian assume l’avoir dessiné en pensant au Vieux Continent : RJ Scaringe, le patron de la marque, cite par exemple le capot conçu pour la protection des piétons.
La vraie différence tient à la silhouette. Avec 1,70 m de haut, soit environ 8 cm de plus que le Model Y, le R2 est bien carré, presque cubique. Rien à voir avec le Tesla Model Y et sa ligne de SUV coupé : ici, tout est en angles droits, et ça se voit. Personnellement, j’adore, on retrouve un peu le côté « Jeep ».
La garde au sol de 24 cm rappelle que Rivian n’a pas oublié ses ambitions de baroudeur. Elle est fixe : contrairement aux R1, le R2 n’a pas de suspension pneumatique.
En m’installant, la première chose que j’ai remarquée, c’est l’assise. Les sièges m’ont paru un peu plus fermes que ceux des R1S et R1T que j’avais testés. Ils restent confortables, simplement moins moelleux.
On sent globalement que c’est un cran plus simple que sur les R1. Le R2 vise une gamme de prix inférieure, et ça se voit un peu. Mais l’ambiance reste calme et soignée.
Rivian utilise un textile maison (l’Adventex, au moins 45 % de matières durables), du bois de bouleau recyclé sur les versions Premium et Performance, et un « cuir » sans origine animale (Rivian).