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« Le pire est à venir » : 7 cartes et images qui révèlent l'ampleur de la menace mondiale d'El Niño 2026-2027
Un rapport, issu de données satellites, explique que l'été 2026 vécu en France montre une signature claire d’El Niño, alors même que la plupart des climatologues s'accordaient sur le fait qu'il était encore trop tôt pour qu'il ait une influence en Europe. Qu'en est-il vraiment ?... Lire la suite
Un phénomène climatique qui se déroule à l’autre bout du monde peut bouleverser la météo de la planète entière, fragiliser les récoltes et coûter des milliers de milliards de dollars à l’économie mondiale. C’est tout l’enjeu du super El Niño 2026-2027 « Godzilla », dont les conséquences pourraient se faire sentir jusqu'en France. Découvrez son impact mondial en sept graphiques et cartes.
[EN VIDÉO] El Niño et La Niña sont des phénomènes climatiques caractérisés par des anomalies de températures dans les eaux de surface du Pacifique équatorial. Ces événements, qui appartiennent au cycle appelé ENSO (El Niño Southern Oscillation), influencent de manière significative le climat mondial. Karine Durand, notre spécialiste météo et climat, vous explique.
El Niño est LE phénomène climatique naturel qui est en train de bouleverser la météo mondiale, et tout changement dans la météo implique forcément des conséquences, sur l'agriculture, les transports, l'économie et notre sécurité. Bien que lointain, ce phénomène ne va pas seulement impacter la vie de ceux qui vivent juste à côté de sa zone de déclenchement, mais la plupart des être humains sur Terre, d'une manière ou d'une autre.
Vu des images satellitaires, El Niño est bien souvent représenté comme une immense « cicatrice » rouge dans l'océan Pacifique. C'est en effet dans cette zone, le Pacifique équatorial, que tout commence : El Niño et La Niña sont deux phases naturelles qui durent chacune entre un et trois ans, et qui font partie du cycle Enso (El Niño Southern Oscillation, l'oscillation australe).
Ces deux phénomènes se caractérisent par une anomalie de température sur une partie de l'océan Pacifique, près de l'Amérique du Sud : une eau de surface plus chaude que la moyenne est associée à El Niño, une eau plus froide que la moyenne sur cette zone précise est associée à La Niña. Ils se produisent en alternance, parfois entrecoupés d'une phase neutre, c'est-à-dire ni plus chaude ni plus froide.
Sea-surface temperature anomalies across central-eastern equatorial Pacific, where El Niño develops, is forecast to reach 3.7°C above normal for the Oct-Dec 2026 season.Set to be the highest on record and stronger than the previous record in late 2015.https://t.co/Th55E71PDZ pic.twitter.com/zcK3nK6eo3
Plus ce El Niño 2026-2027 sera fort, plus ses conséquences météorologiques risquent d'être importantes. Or, cet El Niño atteint déjà une intensité record en octobre. Pour parler d'un phénomène El Niño, il faut que la température de l'eau de l'océan Pacifique équatorial dépasse d'au moins 0,5 °C la normale.
À partir de +0,8 °C, il s'agit d'un El Niño modéré, et lorsque cette anomalie de chaleur dans l'eau atteint ou dépasse les +2 °C, il s'agit alors d'un super El Niño. C'est là que nous nous situons actuellement, et les dernières prévisions envisagent une anomalie comprise entre +3,5 et +5 °C, dépassant, de loin, le précédent record qui est de +2,6 °C en 2015-2016.
L'intensité prévisionnelle d'El Niño 2026 comparée aux précédents El Niño forts des dernières années. © NOAA