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Des syndicats appellent les plateformes à protéger leurs livreurs lors des prochaines journées de mobilisation
Après les émeutes qui ont éclaté en marge de la mobilisation du 17 octobre, des syndicats demandent aux plateformes de protéger leurs chauffeurs et leurs livreurs, qui ont parfois été contraints de prendre des risques pour honorer les commandes ou les courses.
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Face aux scènes de pillages, les livreurs et chauffeurs de VTC craignent pour leur sécurité. Certains d'entre eux se sont retrouvés au milieu des émeutes lors du week-end précédent. Anthony, livreur à vélo à Lille, s'est ainsi retrouvé au milieu des affrontements dimanche 18 octobre en traversant la Grand'Place. "Je me suis pris des bombes lacrymogènes, raconte-t-il, et je suis resté à fond sur ma mission en me disant : 'Mais comment je vais arriver jusqu'au resto ?' J'espère que je ne vais pas me faire blacklister ensuite si le client voit que je prends du temps." Des syndicats appellent, jeudi 22 octobre, les plateformes comme Deliveroo ou Uber à les protéger.
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Prendre des risques pour honorer une commande, c'est arrivé à beaucoup trop de livreurs, selon Fabian Tosolini, délégué du syndicat Union Indépendante : "On a des témoignages de chauffeurs VTC qui se sont vu proposer des courses aux abords de la place de la République, alors que tout le monde voyait que la place de la République était une scène extrêmement dangereuse." Pour lui, livreurs et chauffeurs sont même incités à prendre ces risques.
"Une course peut être majorée s'il y a un déficit de travailleurs des plateformes face à une demande. Donc l'algorithme fait en sorte qu'il y ait une majoration du prix pour pousser le livreur à assurer cette commande et ça, pour le coup, c'est inacceptable."
Fabian Tosolini demande une meilleure information des travailleurs, mais aussi un fonds pour les indemniser en cas de perte de revenus.
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