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Mort de Cédric Chouviat : le procès de trois policiers mis en cause s’ouvre
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Le procès des trois policiers jugés dans l’affaire Cédric Chouviat s’ouvre ce lundi 26 octobre. Le chauffeur-livreur de 42 ans, père de 5 enfants, est décédé après un contrôle routier qui a viré au drame. C’était il y a un peu plus de 6 ans. Il avait été plaqué au sol et avait dit à plusieurs reprises qu’il n’arrivait plus à respirer.
Ce texte correspond à une partie de la transcription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Une famille endeuillée et meurtrie par une si longue attente. Près de sept ans après la mort de Cédric Chouviat en marge d’un contrôle routier, ses proches attendent désormais des réponses. "Ce qu’on a perdu, c’est le pire à perdre. C’est notre père. Et aujourd’hui, j’ai plus ses bras pour me rassurer. J’ai seulement la vérité. Donc j’espère de tout mon cœur que lundi et mardi, tout le monde la connaîtra", souhaite Sofia Chouviat, fille de Cédric Chouviat.
Le 3 janvier 2020, Cédric Chouviat, un livreur de 42 ans, est stoppé par des policiers alors qu’il circule avec son téléphone à scooter dans le centre de Paris. En quelques minutes, le ton monte et la situation dégénère. Plaqué au sol par les fonctionnaires à qui il explique qu’il étouffe, il perd connaissance et décède deux jours plus tard.
Alors que trois policiers sont renvoyés lundi 26 octobre devant le tribunal correctionnel de Paris pour homicide involontaire, la famille de Cédric Chouviat souhaite que l’affaire soit renvoyée devant une cour d’assises. "Un étranglement, puis un plaquage ventral, puis encore un étranglement qui a conduit à la fracture du larynx de Cédric Chouviat, avoir quatre policiers qui lui sont montés dessus, qui l’ont entendu dire neuf fois "Je m’étouffe"... Nous pensons qu’évidemment ces violences n’ont strictement rien d’involontaire", défend Maître Arié Alimi, avocat de la famille Chouviat.
De leur côté, les policiers demandent également le renvoi du procès, estimant que les deux demi-journées d’audience prévues sont insuffisantes pour examiner l’affaire. Sollicité, un de leurs avocats conteste l’intention de tuer : "Leur but d’interpeller Monsieur Chouviat était légitime. À aucun moment ils n’ont pu percevoir sa détresse physique. La mort de Monsieur Chouviat est un drame absolu, mais ce drame ne résulte pas d’une faute caractérisée des fonctionnaires de police", affirme Me Pauline Ragot. Les trois policiers poursuivis encourent jusqu’à 10 ans de prison.
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