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"Nous savions tous qu'un jour, les mots de la haine tueraient" : Omar Sy, Theodora, Gilles Lellouche… Des personnalités dénoncent le racisme après l'attentat de Trappes
Les signataires établissent un lien entre cet attentat et le traitement médiatique de la journée de manifestation du 17 octobre, marquée par de nombreux pillages et dégradations. Ils demandent une minute de silence à l'Assemblée nationale en hommage à Pengo Bossio Wangi, tué par l'assaillant.
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"Le racisme rend sourd à la souffrance et à la détresse, il nous déshumanise." Près d'une centaine de personnalités de la culture et du sport appellent, mardi 27 octobre, dans un texte publié sur le site de Politis, à "refuser le silence et l'indifférence", après l'attentat raciste survenu dans les Yvelines. "Nous savions tous qu'un jour, à force de polémiques délirantes et de punchlines se voulant assassines, les mots de la haine tueraient, de nouveau", écrivent les signataires en référence à l'attaque qui a fait vendredi cinq blessés graves et un mort, Pengo Bossio Wangi, un Français de 26 ans d'origine congolaise.
Parmi ces personnalités, la chanteuse Theodora ainsi que de nombreux rappeurs de différentes générations : Gradur, Abd al Malik, Gazo, SDM, le groupe L2B, JoeyStarr, La Fouine, Kaaris, Keblack ou encore La Mano 1.9. Des célébrités du cinéma se sont également associées à ce texte, comme Camille Cottin, Zita Hanrot, Gilles Lellouche, Aïssa Maïga, Jean-Pascal Zadi et Omar Sy. Des humoristes (Ahmed Sylla, Edgar-Yves) et des personnalités sportives telles que le champion olympique de boxe Brahim Asloum, les anciennes athlètes Marie-José Pérec et Christine Arron et l'ex-footballeur Lilian Thuram, l'ont aussi cosigné.
"Nous refusons d'être des cibles", affirment-ils, demandant une minute de silence à l'Assemblée nationale en hommage à Pengo Bossio Wangi. Les protagonistes dénoncent un double standard quand il s'agit de meurtres de personnes racisées, à l'instar d'Aboubakar Cissé, assassiné dans le Gard en avril 2025 ou d'Hichem Miraoui dans le Var en mai 2025, alors que Quentin Deranque, rappellent-ils, a eu cet "honneur". La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, doit proposer mardi en conférence des présidents d'observer une minute de silence pour Pengo Bossio Wangi en ouverture des questions au gouvernement, a appris lundi franceinfo de source parlementaire.
Les signataires établissent un lien entre cet attentat et le traitement médiatique de la journée de manifestation du 17 octobre, marquée par de nombreux pillages et dégradations.
"Des commentateurs de tout bord ont cru reconnaître, malgré les casques, masques et gants, des jeunes de banlieue, expression qu'il n'est plus nécessaire de traduire, chacun sait qu'elle désigne exclusivement des Noirs et des Arabes."
Ils dénoncent "la fièvre qui a gagné les plateaux télé et la classe politique" et "l'extrême droite en majesté". Ces discours encouragent des passages à l'acte, estiment ces personnalités.
Lundi soir, des centaines de personnes se sont rassemblées notamment à Lyon, à Marseille et à Paris, en hommage aux victimes de l'attentat de Trappes. La garde à vue du suspect de 39 ans a repris lundi après-midi, après avoir été interrompue en raison de son état psychiatrique.
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