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En Espagne, la collision meurtrière entre deux trains fragilise-t-elle la campagne législative de Pedro Sánchez ?
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L'Espagne est en deuil, après la catastrophe ferroviaire survenue mercredi 28 octobre. À un mois des législatives anticipées, Pedro Sánchez promet une enquête complète. Mais ce drame pourrait compliquer la campagne du chef du gouvernement sortant, déjà fragilisée, notamment par la crise du logement.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Au moins 68 morts, mercredi 28 octobre, dans l'accident près de Tolède, 47 dans celui d'Adamuz, en Andalousie en janvier. Deux accidents mortels d'une gravité exceptionnelle en moins d'un an en Espagne. Et pourtant, le Premier ministre socialiste, Pedro Sánchez, annonçait en février devant les députés : "Malgré les problèmes du système ferroviaire de notre pays, notre système est l'un des meilleurs au monde. Depuis 2018, nous avons pratiquement triplé les investissements dans l'infrastructure ferroviaire."
Cette catastrophe survient dans un contexte de crise multiple, qui fragilise le chef du gouvernement. D'abord avec l'expulsion d'une octogénaire. Des milliers de personnes sont descendues dans la rue pour protester contre le prix des logements. Mis en minorité au Parlement, le Premier ministre socialiste veut couper l'herbe sous les pieds de ses opposants. Il convoque des élections législatives anticipées. "Est-ce que vous voulez vous joindre à cette vague d'extrême droite qui conduit à la régression partout où elle gouverne, ou voulez-vous que l'Espagne reste un bastion d'ouverture, de justice sociale et de responsabilité environnementale ?", demande-t-il aux électeurs.
En pleine campagne électorale, ce sont alors les retraités qui manifestent. L'extrême droite en embuscade compte sur la crise migratoire pour l'emporter. Aujourd'hui, la campagne a été interrompue par la plupart des partis. Son principal opposant, Alberto Núñez Feijóo, président du Parti Populaire, précise : "Je ne vais pas rentrer dans une discussion concernant les responsabilités politiques. Ce n'est pas le jour. Mais je fais une promesse aux Espagnols : l'Espagne a le droit de savoir ce qui se passe avec ses infrastructures ferroviaires."
Sur place, Pedro Sánchez a promis la transparence. Mais ce lourd bilan pourrait peser dans la balance le 29 novembre prochain. Ses chances d'être réélu semblent s'éloigner.
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