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Actualité : Déploiement de 410 nouveaux radars urbains en 2027 : plus discrets que les radars tourelles, voici ce qu’ils détectent vraiment
Le parc de radars urbains va doubler en 2027 avec 410 nouveaux boîtiers. Mais faute d’homologation, ils ne verbaliseront pas encore toutes les infractions, dont le téléphone au volant.
© Alexandre Prevot/Shutterstock - Plus compacts et discrets, les radars urbains attendus en 2027 ne pourront pas encore sanctionner toutes les infractions prévues.
Selon le projet de budget pour 2027 examiné à l’Assemblée nationale, le nombre de radars urbains doit passer de 340 appareils fin 2026 à 750 fin 2027. Malgré ces 410 nouvelles installations, le parc global restera plafonné sous les 4 900 radars automatiques. Ces nouveaux boîtiers remplaceront simplement d’anciennes cabines et des radars de feux rouges, tout en se fondant mieux dans le décor. L’État espère néanmoins porter les recettes des amendes jusqu’à 2,2 milliards d’euros, contre 2,13 milliards en 2025.
Malgré leur nom, ces 410 radars urbains ne se limiteront pas aux villes et investiront aussi les axes hors agglomération. Plus compacts et discrets que les cabines ou tourelles classiques, ils se fixent directement sur le mobilier urbain ou les poteaux d’éclairage. Le modèle NOMAD du français Parifex s’installe par exemple sans aucun travail de voirie ni raccordement aux feux tricolores, et flashe plusieurs véhicules à la fois dans les deux sens. Son système de mesure peut même être déplacé d’un boîtier à l’autre pour laisser certaines cabines vides fonctionner comme des leurres.
Côté sanctions, ces appareils contrôlent uniquement les excès de vitesse (notamment à 30 ou 50 km/h) et le franchissement de feu rouge, passible de 135 euros d’amende et d’un retrait de 4 points. Bien que présentés comme des radars “intelligents” et expérimentés à Marseille, ils ne peuvent pas encore verbaliser le téléphone en main ou le non-port de la ceinture (135 euros et 3 points chacun), ni la circulation sur une voie réservée ou le chevauchement d’une ligne continue. L’IA embarquée chargée d’analyser ces images est toujours en développement et attend encore son homologation réglementaire.
D’autres évolutions se profilent en parallèle. Les radars sonores, testés depuis janvier 2022 contre les pots d’échappement modifiés, pourraient recevoir leur homologation définitive “au début de l’année 2027”. D’un autre côté, la loi “3DS” de 2022 autorise les collectivités locales à financer leurs propres radars, qui feront réellement grimper le nombre total d’appareils sur les routes, avec une mise en service à partir de 2028. Un délai nécessaire pour trancher sur le partage des recettes avec l’État et obtenir les homologations requises.
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Journaliste actus sur Les Numériques. Passionné de nouvelles technologies et amoureux éperdu des produits Apple.