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Le procès des parents d'Inass Touloub, appelée la petite "martyre de l'A10", s'ouvre ce lundi
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Près de quarante ans après la découverte du corps de la petite "martyre de l'A10", le procès de ses parents s'ouvre lundi 2 novembre à Blois (Loir-et-Cher). L'enfant avait été identifié en 2017 grâce à des analyses ADN.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Après 40 ans d'attente, les parents de la petite Inass Touloub se présentent devant la justice. Dissimulée sous un manteau, la mère, 72 ans, arrive lundi 2 novembre au matin devant le tribunal de Blois (Loir-et-Cher), suivie du père de la petite fille, 74 ans, masque et lunettes de soleil, qui gravit avec difficulté les escaliers qui mènent à la cour d'assises. Les ex-époux doivent répondre du meurtre de leur petite fille Inass, survenu il y a près de 40 ans.
Ce crime a marqué à jamais les habitants de la région. "Enfin, nous y sommes. Je crois que quand on en arrive à un degré de cruauté comme ça s'est passé, il faut quand même libérer son esprit et dire pourquoi ils en sont arrivés là", affirme Raphaël Pilleboue, ancien maire de Suèvres (Loir-et-Cher). Le 11 août 1987, le corps d'une enfant était retrouvé en contrebas de l'autoroute A10 à proximité de Suèvres. Elle présente des successions de brûlures, morsures et plaies ouvertes. Sans identité ni famille déclarée, celle que l'on va surnommer la petite "martyre de l'A10" est veillée par tout un village.
Au printemps 2017, coup de théâtre, des analyses ADN sur la couverture qui entourait son corps permettent d'identifier l'un des frères de la victime. Les parents sont interpellés et contestent depuis leur responsabilité. Sa mère reconnaît des violences sur Inass mais dit ne pas lui avoir donné la mort. Son père assure avoir tout ignoré des mauvais traitements infligés à sa fille.
Les trois semaines d'audience doivent permettre d'éclairer le déroulé des faits. "Comment on peut faire ça ? Ça m'a vraiment marqué. J'avais besoin de savoir", confie une femme venue devant le tribunal. Jugés pour torture, actes de barbarie et complicité, les parents d'Inass encourent tous deux la réclusion criminelle à perpétuité.
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