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Attentat raciste à Trappes : le père de Pengo Bossio Wangi n'a pas été contacté par Emmanuel Macron ou le gouvernement, affirme son avocate
Zineb Alami, conseil du père du jeune homme de 26 ans tué le 23 octobre dans les Yvelines, s'est désolée lundi que son client n'ait pas reçu de "condoléances" de l'exécutif, comme ça a déjà été le cas dans des affaires similaires.
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Il se dit "peiné". Le père de Pengo Bossio Wangi, tué à Trappes (Yvelines) dans un attentat raciste le 23 octobre, "a attendu qu'il y ait un appel [du gouvernement], qu'on puisse lui présenter des condoléances", a assuré lundi son avocate sur BFMTV. "Ça n'a pas été fait." Contactée par franceinfo mardi 3 novembre, Zineb Alami, avocate de Bolema Bossio Wangi, réaffirme que son client "n'a pas eu de contact" avec un membre du gouvernement depuis la mort de son fils.
Yassine Bouzrou, avocat d'autres membres de la famille du jeune homme de 26 ans et également sollicité, n'a pas dit si ses clients avaient, eux, été contactés. "Le président de la République prend soin des familles des victimes dans ce genre de cas", assure à franceinfo l'entourage d'Emmanuel Macron, qui ne précise pas si le chef de l'Etat a tenté d'entrer en relation avec la famille de Pengo Bossio Wangi ou compte le faire, assurant ne "jamais communiquer" sur ces sujets.
Pourtant, à de multiples reprises ces dernières années, l'Elysée a fait savoir que le président de la République ou ses services étaient entrés en contact avec des familles de victimes du terrorisme ou de faits divers pour leur présenter des condoléances. En octobre 2020, quelques jours après l'assassinat de Samuel Paty, Emmanuel Macron avait reçu la famille du professeur d'histoire-géographie à l'Elysée, rappelle 20 Minutes. En avril 2022, les services de la présidence de la République avaient appelé les parents de Jérémy Cohen, percuté par un tramway à Bobigny (Seine-Saint-Denis) après avoir été agressé.
Quelques mois plus tard, en octobre 2022, le chef de l'Etat avait reçu les parents de la jeune Lola, retrouvée morte dans une malle à Paris. En mai 2024, il avait aussi accueilli les familles de deux agents pénitentiaires tués lors de l'attaque de leur fourgon dans l'Eure une semaine auparavant, rappelle Le Parisien. En juin dernier, Emmanuel Macron s'était également entretenu par téléphone avec les parents de Lyhanna, tuée dans le Gers dix jours plus tôt, relate France 3 Occitanie.
Les cabinets des ministres de l'Intérieur, de la Justice, de la Lutte contre les discriminations et de la porte-parole du gouvernement n'ont pas répondu à franceinfo, ou ont redirigé vers les services du Premier ministre. Pour l'heure, l'équipe de Sébastien Lecornu n'a pas non plus donné suite à nos sollicitations.
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