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La mobylette fait son grand retour en électrique : 2 900 € pour l’engin le plus simple de France
Je vais rappeler quelques sensations à certains, qui vont plonger quelques décennies en arrière. Rappelez-vous ce rituel : pédaler comme un dératé sur dix mètres, attendre la première étincelle, sentir cette odeur caractéristique, puis s’élancer fièrement à 45 km/h, coudes écartés, le vent dans la tête et le casque mal attaché. Sans oublier le câble d’accélérateur qui lâchait parfois à cinq kilomètres de la maison.
Vous pensez à la mobylette, et vous faites bien. Ce petit engin iconique, qui sentait bon la liberté et le mélange 2-temps, a transporté toute une génération, sur les routes de campagne comme en plein centre-ville. Il renaît aujourd’hui de ses cendres. L’idée vous plaît ?
Le phénomène a été massif : le nom « mobylette » a fini par désigner n’importe quel cyclomoteur dans le langage courant, et le Peugeot 103, commercialisé de 1971 à 2017, est devenu le cyclomoteur le plus vendu au monde.
En 2026, déplacer un véhicule électrique de presque deux tonnes pour aller chercher sa baguette de pain n’a pas grand sens. Les scooters modernes manquent parfois cruellement d’âme, et les vélos cargo encombrent nos pistes. Alors quelques constructeurs français remettent le pied à l’étirer sur le cyclomoteur d’antan. Un peu vu comme la solution de mobilité douce ultime alors déplugué du pétrole ?
Look néo-rétro et poids plume, voici les trois modèles français qui arrivent sur nos routes.
Avant de craquer, un rappel utile : limités à 45 km/h, ces modèles sont des cyclomoteurs de catégorie L1e, pas des vélos. Ils doivent être homologués et immatriculés, il faut les assurer, rouler avec un casque et des gants homologués, et le permis AM (ex-BSR) est exigé dès 14 ans.
Les plus nostalgiques ont de quoi craquer, et les plus jeunes d’entre nous aussi. Le nom « Mobylette » est de retour grâce à Jacky Thoonsen, patron de Thoonsen Trading, une entreprise de l’Indre qui a racheté la marque pour lancer la Mob 2.0.
Côté calendrier, il faudra patienter. Selon Le Quotidien des Entreprises, l’homologation de la version 45 km/h attend encore le feu vert de l’organisme de certification IDIADA, et la production en série ne démarrera pas avant le printemps 2027. Thoonsen Trading compte d’ailleurs vendre ses premiers cyclomoteurs à des professionnels, comme des enseignes de la grande distribution, avant de s’adresser aux particuliers.
Ce qui vous attend ? Un cyclomoteur moderne et robuste, conçu et assemblé en France, qui reprend l’esprit utilitaire et accessible de la Mobylette de Motobécane. Côté technique, la Mobylette 1000 Cross reçoit un moteur de 1 000 watts dans la roue arrière et une batterie de 60 V et 15 Ah (environ 900 Wh) logée dans le carter central, pour une autonomie annoncée de 30 à 40 km.
Le design a été retravaillé avec la petite pointe de nostalgie qui va bien et ce côté techno rassurant. Dotée d’un pneu arrière de type fat bike pour absorber les irrégularités de la ville, des chemins ou des chantiers, la Mobylette roule à 45 km/h et ne pèse que 35 kg. La « Mob » se conduit dès 14 ans avec le permis AM et elle est en précommande à 3 990 euros en version 1000 Cross. Il faut ajouter 500 euros pour la Mobylette 1000, plus urbaine, affichée à 4 490 euros. La marque propose aussi des versions à assistance électrique limitées à 25 km/h, à partir de 2 990 euros.